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Culture – Loisirs

Ils créent une maison d’édition de mangas à Dijon

vendredi 10 août 2018 à 19:36 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Trois étudiants de l’école de commerce de Dijon fondent une maison d’édition participative sur internet. Leur passion et fonds de commerce : les mangas.

Capture d'écran sur le site de Sentaku : un personnage du dessinateur dijonnais Zawarudo
Capture d'écran sur le site de Sentaku : un personnage du dessinateur dijonnais Zawarudo - .

Dijon, France

A Dijon, la culture japonaise a pignon sur rue. Avec par exemple une boutique d'articles nippons rue Musette, un café où l'on peut boire un thé tout en feuilletant un manga passage Darcy, et désormais une maison d'édition de mangas. Trois étudiants de la Burgundy School of Business, l'école supérieure de commerce, ont découvert qu'ils avaient une passion commune pour les mangas, ces bandes dessinées japonaises. Elisabeth Dier, Jorge Martins et Lucas Santos ont donc décidé de créer Sentaku, une maison d'édition participative sur internet.

Donner leur chance à des auteurs français

Elisabeth Dier membre de l'équipe, est une lectrice assidue de mangas : « j’aime le style et surtout la diversité. Le découpage et le style de dessin sont particuliers. Quand c’est bien réalisé, il y a de beaux détails. Il y a autant de styles de mangas qu’il y a de styles de romans. Ce ne sont pas que des œuvres pour enfants, ou avec des combats. Il peut y avoir des mangas policiers, on peut aussi avoir des mangas d’horreur, c’est très varié ».

Après être allés au Japon pour réaliser une étude de marché, ils ont fini par décider de se concentrer sur les mangas francophones : « on a tellement d’auteurs en France qui voudraient être publiés et qui n’ont pas cette chance. Ils se font refuser par les grandes maisons d’édition ». D’où l’idée d’un concept de financement participatif. La maison d’édition créée par les trois étudiants a été baptisée Sentaku, mot japonais qui veut dire « choix ».

Édition par financement participatif, mode d'emploi

Les créateurs de mangas français proposent un projet, les internautes versent 10 euros pour pré-commander l'ouvrage. La somme n'est débitée que si le montant suffisant est atteint. Auquel cas le manga est publié et expédié aux acheteurs. Il reste un mois pour lever les fonds pour éditer le premier auteur, Zawarudo, un dessinateur dijonnais, sur sentaku.fr. Ce dessinateur y montre les premières planches d’un manga intitulé Bestiaire.

Sentaku organise par ailleurs un concours d'auteurs de mangas sur sa page Facebook. Le dessinateur envoie un chapitre soumis au vote des lecteurs. Le gagnant recevra 300 euros et sera édité par financement participatif.