Culture – Loisirs

Ils veulent créer un fonds d'archive pour le rock sarthois

Par Maïwenn Lamy, France Bleu Maine dimanche 24 septembre 2017 à 18:10

Guillaume Liberge, Jérôme Roquain et Reynald Lucas comptent sur leurs compétences complémentaires pour créer un fonds d'archives de la musique sarthoise.
Guillaume Liberge, Jérôme Roquain et Reynald Lucas comptent sur leurs compétences complémentaires pour créer un fonds d'archives de la musique sarthoise. © Radio France - Maïwenn Lamy

La Conserverie est une association fondée par trois passionnés de rock pour valoriser et conserver le patrimoine musical sarthois des années 1950 à 2010. Ils sont aujourd'hui à la recherche de bénévoles pour nourrir leur fonds d'archives.

Guillaume Liberge et Jérôme Roquain sont d'anciens fêtards qui ont grandi au Mans, Reynald Lucas est lui un universitaire qui travaille dans le domaine du patrimoine. Pour constituer leur fonds d'archives, les trois compères sont à la recherche de cassettes, de vinyles, de fanzines, et de toute autre trace de la culture rock qui a agité le département des années 1950 à aujourd'hui. "La première ambition de l'association, c'est de créer un fonds, type archives départementales qui puisse être consulté par n'importe qui. Pour ça, il faut récupérer les données, les inventorier et les numériser. Une fois qu'on aura réussi à collecter toutes ces données, on verra si on aura la matière suffisante pour faire une exposition et/ou une publication", s'enthousiasme Reynald Lucas.

Un rock plus dur que dans d'autres régions" - Jérôme Roquain.

Avec l'histoire rock du Mans, il y a de quoi faire, souligne Jérôme Roquain, qui a animé, avec Guillaume Liberge une émission consacrée aux talents musicaux locaux sur radio Alpa, une radio associative mancelle, dans les années 1990. Parmi les groupes mythiques, il cite entre autres Nuclear Device, Jean-Luc Le Tenia et Alix aux Pays des réveils. Pour lui, le rock manceau a d'ailleurs une identité bien particulière : "C'était un rock beaucoup plus dur que dans d'autres régions. Je pense que ça vient aussi de l'identité de la ville, une identité de ville ouvrière, avec des choses à dire, de la révolte, des conditions de travail difficile, avec des gens qui faisaient du rock'n'roll et qui, la journée, allaient travailler à l'usine, chez Renault notamment".

On ne va pas pouvoir assumer ce travail tout seuls" - Reynald Lucas.

Les premières archives de la conserverie proviennent des fonds personnels qui datent de l'adolescence de ces passionnés. Aujourd'hui, ils cherchent à étendre leur collection et pour cela, ils ont besoin de bénévoles. "Dans un premier temps, on est à la recherche d'archives. On a déjà lancé des contacts dans notre réseau, et on va avoir besoin de bénévoles parce qu'on ne va pas pouvoir assumer ce travail tout seuls. Et puis on est aussi à la recherche de témoignages de personnes qui ont été acteurs ou spectateurs de cette période là", explique Reynald Lucas.

Samedi à 14 heures, la Conserverie organise sa première assemblée générale à la MJC Jacques Prévert au Mans. Elle y attend ses futurs bénévoles avec des archives et des idées.