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INSOLITE - A Bougon, un championnat de tir aux armes préhistoriques

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Par , France Bleu Poitou

Le musée des Tumulus de Bougon a accueilli ce weekend deux étapes du championnat de tir aux armes préhistoriques. Une animation bon-enfant qui réunit des passionnés.

Les sagaies ont été plantées dans la cible pour la photo.
Les sagaies ont été plantées dans la cible pour la photo. © Radio France - Marie Dorcet

Vous avez probablement déjà vu un arc. Mais connaissez vous le propulseur ? C'est une arme qui date du paléolithique supérieur, avec laquelle les hommes préhistoriques chassaient dans les plaines. Aujourd'hui, cette sorte de javelot est utilisée non plus pour se nourrir mais à l'occasion du championnat de tir aux armes préhistoriques. Deux épreuves ont eu lieu ce weekend dans le parc du musée des Tumulus à Bougon, dans les Deux-Sèvres. 

Le propulseur, un crochet en bois, permet de décupler la force du tir
Le propulseur, un crochet en bois, permet de décupler la force du tir © Radio France - Marie Dorcet

Une activité de passionnés

38 compétiteurs ont bravé la bruine ce dimanche pour faire le tour du circuit : dix cibles, visées trois fois chacune. Dans leurs mains, un propulseur, une sorte de crochet en bois de la longueur d'un bras, sur lequel on accroche une sagaie (sorte de lance) décorée de plumes au bout. Il permet de donner davantage de vitesse au tir. 

Une idée originale d'activité en famille. Moïra, 3 ans et demi, a tiré à l'arc pour la première fois.
Une idée originale d'activité en famille. Moïra, 3 ans et demi, a tiré à l'arc pour la première fois. © Radio France - Marie Dorcet

Ceux qui s'y sont mis, et font parfois des dizaines de kilomètres pour participer aux épreuves, sont tombés dedans par hasard, grâce à un collègue ou une exposition. "C'est assez peu connu, ça marche par le bouche-à-oreille, mais c'est ouvert à tout le monde" explique Clotilde Bejuge, venue avec des amis et leurs enfants. Si la compétition est européenne, elle réunit environ 300 passionnés, et n'est pas vraiment réglementée. "On compte les points nous-mêmes, on se fait confiance. De toute façon c'est pour s'amuser, aucun intérêt de tricher" philosophe Emmanuel Guerton, lui qui a déjà été champion d'Europe. Seule condition : les armes, souvent fabriquées par les compétiteurs eux-mêmes, doivent être "archéo-compatibles", c'est-à-dire avec des matières les plus proches possibles de celles qui existaient à l'époque du paléolithique. Exit donc le plastique.

Les compétiteurs fabriquent souvent eux-même leurs propulseurs et sagaies.
Les compétiteurs fabriquent souvent eux-même leurs propulseurs et sagaies. © Radio France - Marie Dorcet

Publicité pour le musée

Bougon est devenu depuis plusieurs années un lieu de référence pour le championnat. C'est un choix fait par sa responsable, qui a découvert le tirs aux armes anciennes par hasard et a proposé le parc pour accueillir quelques épreuves. "Cette activité entre aussi dans la thématique du musée, on cherche des animations en lien" explique Hélène Lacroix. Et ces épreuves attirent des visiteurs et des curieux parmi les tumulus : samedi, pour le tir à l'arc et sans la pluie, une quarantaine de curieux sont venus assister à cette compétition d'un autre temps. 

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