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Culture – Loisirs

INSOLITE - Un patron poitevin joue son propre rôle dans le film "Braquer Poitiers"

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Par , France Bleu Poitou

Primé dans de nombreux festivals à travers le monde, le film belge "Braquer Poitiers" sort ce mercredi au cinéma avec à l'affiche Wilfrid Ameuille, gérant d'une société de stations de lavage dans le Sud-Vienne.

L'affiche du film "Braquer Poitiers" qui sort ce mercredi dans les salles de cinéma
L'affiche du film "Braquer Poitiers" qui sort ce mercredi dans les salles de cinéma -

Poitiers, France

Prix Jean Vigo 2019, Prix Ciné+ à Brive, Prix du Jury Etudiant à Paris... Des Champs-Elysées à New-York, de Rotterdam à Marseille en passant par Clermont-Ferrand, le film "Braquer Poitiers", qui sort ce mercredi en salles, a été récompensé dans de nombreux festivals de cinéma. Et pourtant l’interprète principal, Wilfrid Ameuille, le martèle : « Je ne suis pas acteur mais patron de car wash ! »

« Le patron du Festival international de cinéma (FID) de Marseille m'a dit - Wilfrid vous nous avez ému ! C'est incroyable, vous avez mis du Proust dans le car wash! » - Wilfrid Ameuille

"Braquer Poitiers", c'est l'histoire de "deux Belges", de "deux cagoles" et d'un Poitevin qui tient la chandelle. Deux bandits bruxellois de petit chemin séquestrent un gérant de stations de lavage du Sud-Vienne. Avec un butin fait de petite monnaie, les braqueurs aux pieds nickelés espèrent offrir des bijoux à leurs copines marseillaises. Mais victime du syndrome de Stockholm, Wilfrid les autorise à piquer dans la caisse et se prend même d'affection pour ses geôliers. 

« Braquer Poitiers : cambriolage à la Belge chez Voltaire » (Le Figaro)

« Il n'y a aucun scénario, le film a été tourné en neuf jours ! »

La genèse du long-métrage "Braquer Poitiers" (1h25) ressemble à s'y méprendre à une histoire belge. Lors de vacances à Bruxelles en 2017, Wilfrid Ameuille sympathise par hasard avec Claude Schmitz, un jeune réalisateur alors en plein tournage de "Rien sauf l'été". Jamais passé devant une caméra, le chef d'entreprise poitevin propose pourtant à ce dernier de "venir faire un film chez [lui] » dans la campagne du Sud-Vienne. Le metteur en scène accepte à une condition, que le patron joue son propre rôle et participe à la production.

« Ma volonté, c'était de montrer les gens des villages autour de nous » - Wilfrid Ameuille

"Braquer Poitiers" a été salué par de nombreux critiques. Le Figaro décrivant un film de braquage sans braquage à la façon d'un Reservoir Dogs, quand Libération dépeint un « faux polar » sur une « amitié en bande organisée ».  « Bouvard et Pécuchet dévalisent un car wash » titre l'Humanité. Le magazine Les Inrockuptibles se fait l'écho d'« un huis clos estival (...) qui nous dévoile en trompe-l’œil un monde mélancolique »

Malgré cet accueil positif, Wilfrid Ameuille est amer. Le chef d'entreprise poitevin regrette que « certaines scènes aient été coupées au montage » et que « les paysans passent pour des gueux ». Il dénonce aussi le fait « de ne pas avoir été payé pour le film », alors même que, durant le tournage, « [il ne pouvait] pas s'occuper de [ses] stations de lavage ». 

Seule consolation, l'espoir que le public poitevin aille voir le film. Le gérant de station de lavage passera alors peut-être l'éponge. En attendant, une chose est sûre : « Si c'était à refaire, je ne le referais pas. »

Affiche du film Braquer Poitiers en salles ce mercredi 23 octobre.  - Aucun(e)
Affiche du film Braquer Poitiers en salles ce mercredi 23 octobre. -
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