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Culture – Loisirs

Institut Dolomieu à Grenoble : "un tableau où tout le monde peut venir s'exprimer"

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Par , France Bleu Isère

L’Institut Dolomieu à Grenoble va disparaître. Ce bâtiment désaffecté depuis 2001, était devenue le terrain de jeu de plusieurs street artists. Certains ont commencé là-bas avant de devenir pro. Pour d’autres, ce qu’on appelle la « fac abandonnée » est une toile vierge pour s’entraîner.

Les tags et fresques recouvrent aussi bien l'intérieur que l'extérieur du bâtiment.
Les tags et fresques recouvrent aussi bien l'intérieur que l'extérieur du bâtiment. © Radio France - Claire Guédon

Grenoble, France

Perchés sur un balcon au quatrième étage de l’ancien Institut Dolomieu, cinq adolescents vident leurs bombes de peinture bleu, rouge et jaune. Depuis un peu plus d’une demi-heure, ils réalisent une fresque aux couleurs primaires. Ils sont étudiants en arts appliqués, certains sont déjà venus graffer ici ou dans d’autres lieux abandonnés, comme Nell : « Je suis déjà allé dans une ancienne station de ski à La Mure. » D’autres sont ici pour la première fois, comme Jade ou Lucas. 

Les graffeurs viennent s'entraîner sur les murs sales de la fac, mais certains grenoblois viennent ici pour la vue imprenable sur la ville.  - Radio France
Les graffeurs viennent s'entraîner sur les murs sales de la fac, mais certains grenoblois viennent ici pour la vue imprenable sur la ville. © Radio France - Claire Guédon

S’ils sont ici un après-midi pluvieux, c’est pour s’entraîner. « On essaye d’appliquer ce qu’on apprend en cours », assure Juliette. Pour Nell, l’avantage de graffer ici, c’est aussi d’être visible depuis les bords de l’Isère : « Il y a une vue sur tout _Grenoble_, c’est cool. » 

Et plus que d’utiliser des techniques vues à l’école, ces élèves sont tombés sous le charme de la liberté qui règne dans ce bâtiment. « On n’a pas besoin de demander l’avis de quelqu’un. On sait que ça ne dérange pas non plus, on est loin d’être les seuls à le faire », fait remarquer Jade. Il n’y a pas de règles, chaque artiste ou amateur peut recouvrir l’œuvre d’un autre. Jade parle « d’art éphémère » : « D’une semaine à l’autre, les murs changent, c’est beau. » Pour Lucas, l’ancien institut Dolomieu est surtout un « tableau où tout le monde peut venir s’exprimer. »

Régulièremet, les murs changent dans le bâtiment. Les artistes n'hésitent pas à recouvrir leurs oeuvres entre eux.  - Radio France
Régulièremet, les murs changent dans le bâtiment. Les artistes n'hésitent pas à recouvrir leurs oeuvres entre eux. © Radio France - Claire Guédon

Lui et ses camarades sont déçus de la disparition de ce bâtiment, ils sont venus « profiter une dernière fois, avant que ça soit fini », se désole Lucas. Les accès au bâtiment commencent déjà à être condamnés, les adolescents ne savent toujours pas où ils pourront continuer à graffer. 

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