Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

Intermittents du spectacle en Côte-d'Or : "on a besoin de décisions courageuses, et surtout cohérentes"

-
Par , , France Bleu Bourgogne

Ce sont les victimes discrètes de la crise du Covid-19 : les intermittents du spectacle n'ont quasiment plus de boulot depuis le confinement. Une baisse d'activité de 80% en moyenne selon l'invité de France Bleu Frank Halimi, membre de la coordination des intermittents et précaires de Bourgogne.

Frank Halimi de la coordination des intermittents et précaires de Bourgogne
Frank Halimi de la coordination des intermittents et précaires de Bourgogne © Radio France - Arnaud Racapé

Plusieurs manifs avaient lieu cette semaine pour réclamer la prolongation de leurs droits d'indemnisation : c'est chose faite jusqu'au 31 août 2021, mais la situation des intermittents reste très, très précaire. Pour avoir le statut d'intermittent, en temps normal, il faut bosser 507 heures par an minimum. 

Précarité grandissante

Mais avec le report de nombreux spectacles,  on en est loin : "L'arrêt dû au confinement, puis le déconfinement et les précautions sanitaires, font qu’effectivement, on a une majorité de collègues complètement à l'arrêt, et complètement désespérés par qu'ils ne voient pas le bout du tunnel" de cette crise, lance d'emblée Frank Halimi.

Les intermittents, qui remplissent désormais les files d'attente de bénéficiaires du secours populaire : "On a des collègues dans un grande précarité, ceux qui n'avaient pas encore assez cotisé pour être intermittent ou bien des gens qui sont sortis du système parce qu'ils ne travaillent plus suffisamment, effectivement ces gens-là sont obligés d'aller à la banque alimentaire."

Trop d'incertitudes, face à des mesures sanitaires mal comprises, parfois incohérentes : "Il y a effectivement des endroits ou ça peut jouer, avec des précautions sanitaires drastiques, des autorisations préfectorales." Mais globalement, "on navigue à vue et dans le brouillard. On a besoin de décisions courageuses, mais surtout cohérentes. On voit bien que les gens ne comprennent pas qu'on puisse circuler dans les TER, métros, avions, mais pas aller au spectacle. Il y  a des précautions à prendre, les masques, la distance, on est d'accord. Il faut simplement qu'on puisse ouvrir et jouer, sinon notre secteur va mourir tout simplement." 

Des salles en danger à Dijon et en Côte-d'Or ?

Si ça continue, les intermittents ne seront pas les seuls à subir la situation : des salles de spectacle vont mourir en Côte-d'Or affirme Frank Halimi : "Il y a des salles de spectacle qui vont fermer ! Aujourd’hui le modèle économique ne tient pas, certains endroits risquent de disparaître et je peux vous dire que certains vont disparaître." 

Le gouvernement met en place une année blanche pour les intermittents, ils peuvent bénéficier des allocations chômage jusqu'au 31 août 2021 sans avoir de justifier les fameuses 507 heures de travail. Une première marche pour Frank Halimi. "Au 31 août 2021 on aura pu survivre, effectivement, contrairement à pleins d'autres intermittents de l'emploi. Mais quid du 1er septembre ? Très clairement, les heures ne seront pas faites. on aurait aimé une année blanche à partir du moment où l'activité aura repris à 100%."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess