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Culture – Loisirs

Le film "Je promets d'être sage", une belle vitrine touristique pour Dijon

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

C'est une belle promotion pour Dijon et son musée des Beaux-Arts. Le film "Je promets d'être sage", de Ronan Le Page, est sorti en salles ce 14 août. Dans cette comédie, tournée l’an dernier, les acteurs Pio Marmaï et Léa Drucker incarnent des gardiens du musée dijonnais.

Pio Marmaï durant une scène tournée dans la salle des Tombeaux
Pio Marmaï durant une scène tournée dans la salle des Tombeaux © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Le premier long métrage du réalisateur Ronan Le Page avait été tourné en bonne partie durant l’été 2018 à Dijon, plus précisément au musée des Beaux-Arts. « Je promets d’être sage » est une comédie dans laquelle Pio Marmaï incarne un ex-metteur en scène de théâtre reconverti en gardien de musée.

Le film met en valeur le musée et ses collections

Sandrine Balan, responsable du pôle valorisation des collections, se souvient que le tournage s’était déroulé dans des conditions un peu particulières, alors que le musée était en travaux : «Parfois ça pouvait causer quelques soucis au niveau des prises de son, parce que les ouvriers continuaient de travailler, et que ça faisait un peu de bruit dans le bâtiment ». Malgré les travaux et le tournage, 14 salles du musée restaient ouvertes à la visite, dont celle des tombeaux des Ducs de Bourgogne : « Cela a été un gros challenge de concilier à la fois la sécurité des collections, l’accueil de nos visiteurs, et l’accueil de cette équipe de tournage, car à l’écran, si on voit deux ou trois personnes, il faut s’imaginer qu’il y a derrière une trentaine de techniciens». 

Néanmoins, le résultat en vaut la peine. Sandrine Balan a eu l’occasion de voir le film en avant-première : « J’ai été agréablement surprise. Je vous avoue que c’était un peu ma crainte, que le musée ne soit pas mis en valeur. Et en fait pas du tout, le réalisateur et ses équipes ont su magnifier le musée, et les œuvres sont absolument bien filmées ».

Quand le cinéma attire les touristes

Alors bien sûr, on peut s’attendre à ce que cette comédie donne aux spectateurs l’envie de visiter Dijon et son musée des Beaux-Arts. C’est un phénomène avéré : le cinéma dynamise le tourisme. Meursault a eu son heure de gloire avec La Grande vadrouille. En 2001, le succès du film  Le Chocolat, avec Juliette Binoche et Johnny Depp, avait attiré les touristes dans le village de Flavigny-sur-Ozerain. Plus récemment, Jean-Marie Barbaro, le président du Bureau d’accueil des tournages de Bourgogne-Franche-Comté, se souvient de la série "Une Famille Formidable", qui pendant trois années avait pour cadre la commune de Noyers-sur-Serein, dans l’Yonne : « il y a encore des gens qui viennent de l’étranger, puisque la série avait été aussi diffusée à l’étranger, pour voir les lieux de tournage ».

Le film de Ronan Le Page est à l'affiche au cinéma Le Darcy ainsi qu'au Ciné Cap Vert - Radio France
Le film de Ronan Le Page est à l'affiche au cinéma Le Darcy ainsi qu'au Ciné Cap Vert © Radio France - Jacky Page

Des retombées économiques non négligeables

Que ce soit pour des publicités, des téléfilms, des séries, des courts ou longs métrages, le Bureau d’accueil des lieux de tournage de Bourgogne-Franche-Comté ne chôme pas : « on a battu notre _record de jours de tournage en 2018_, avec 300 jours ».  L’association dispose d’un catalogue d’un millier de sites qu’elle soumet aux producteurs. Dans des lieux privés, par exemple des châteaux, les productions doivent verser une somme aux propriétaires. Ce n’est pas systématique. A Dijon, ainsi, le musée a été mis gracieusement à la disposition de l’équipe de Ronan Le Page, à charge pour la production de payer les frais de surveillance du tournage. Un geste de reconnaissance est parfois possible. Jean-Marie Barbaro cite le téléfilm "La Révolte des innocents", tourné à Avallon. La production, qui avait bénéficié des lieux gratuitement, a fait un chèque qu’elle a remis à la mairie.

Certains films sont en outre subventionnés. Le Fonds régional d’aide à la création et à la production cinématographique et audiovisuelle a ainsi versé 150.000 euros pour le film « Je promets d’être sage ». Mais le geste n’est pas désintéressé, rappelle Jean-Marie Barbaro : « tout le monde est gagnant. Pour un euro que la région met sur un tournage, il y a des retombées économiques qui sont de l’ordre de 9 euros ». Car une équipe de tournage fait tourner l’économie locale durant son séjour, frais d'hôtellerie et de restauration, sous-traitants, location de matériel. Sans oublier bien sûr les futurs touristes, désireux de venir sur place découvrir un lieu de tournage.