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Journées du patrimoine : deux idées reçues sur la place Ducale et sur Arthur Rimbaud à Charleville-Mézières

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Les Journées du Patrimoine sont l'occasion de découvrir ou redécouvrir monuments, châteaux,églises... L'occasion aussi de rétablir des vérités et chasser les idées reçues. Par exemple à Charleville-Mézières, sur Arthur Rimbaud et sur la place Ducale.

La place Ducale à Charleville-Mézières
La place Ducale à Charleville-Mézières © Radio France - Philippe Rey-Gorez

La place Ducale et Arthur Rimbaud sont probablement les deux monuments les plus emblématiques de Charleville-Mézières. On croit parfois connaître des anecdotes sur ce patrimoine local. Mais attention, on se trompe parfois. Voilà deux idées reçues sur le patrimoine carolomacérien.  

Ce qu'il y a sous la place Ducale 

Les habitants de Charleville-Mézières connaissent bien la célèbre place Ducale du début du 17ème siècle, ses pavés, ses 27 pavillons. Ils savent aussi qu'elle est la jumelle de la place des Vosges à Paris, que les architectes des deux places sont d'ailleurs frères.  

Mais qu'y a-t-il sous la place Ducale ? "C'est de notoriété publique : il y a tout un réseau de souterrain" répond une passante de but en blanc. "Paraît-il qu'il y a de l'eau", avance une autre promeneuse qui croit d'ailleurs se souvenir qu'une précédente municipalité expliquait que pour cette raison, il était impossible d'y construire un parking souterrain.

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Ni eau, ni souterrain.  La place ducale est bâtie sur de la pierre. "Du schiste", précise Carole Marquet-Morelle, directrice du musée Ardennes. "On l'a bien vu lors des travaux de remplacement des pavés en 1999, on arrive très vite sur la pierre". 

"On est sur un point relativement haut, donc il n'y a pas de raison qu'il y ait une concentration d'humidité", ajoute l'adjoint à la direction du musée Ardennes, David Nicolas. "Les histoires de souterrains viennent peut-être du réseau d'égoût qui datent eux aussi de Charles de Gonzague. On peut y entrer, mais pas debout".  

Le kiosque du square de la gare n'est pas celui du poème de Rimbaud  

Le kiosque du square de la gare à Charleville-Mézières
Le kiosque du square de la gare à Charleville-Mézières © Radio France - Alexandre Blanc

L'idée reçue numéro 2 est tellement ancrée dans les esprits qu'elle figure même sur la page du site internet de la Ville de Charleville-Mézières consacrée au square de la gare : "un kiosque à musique immortalisé dans le célèbre poème d'Arthur Rimbaud à la musique"

La page du site internet de la ville de Charleville-Mézières consacrée au square de la gare
La page du site internet de la ville de Charleville-Mézières consacrée au square de la gare - Capture charleville-mezieres.fr

Le poème "À la musique" évoque en effet un  "orchestre militaire". Mais celui-ci se trouve "au milieu du jardin". Arthur Rimbaud parle d'"une place taillée en mesquines pelouses", de "gazons frais" et des "bancs verts"... Mais nulle trace du kiosque dans les alexandrins.  

Et pour cause, il n'existait pas lorsque le poète a écrit ses vers. "Le kiosque date de 1878, le poème de 1870-1871", précise Claire Lignereux, animatrice de l'architecture et du patrimoine à la ville de Charleville-Mézières. CQFD !

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