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Culture – Loisirs

Journées du patrimoine : les franciliens au rendez-vous malgré les manifestations

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Par , France Bleu Paris

Des Journées du Patrimoine perturbées mais pas gâchées par les manifestations dans la capitale ce samedi : de nombreux franciliens se sont rendus à l'un des 2.800 événements organisés dans la région pendant le week-end, pas inquiets des débordements.

Seules 4.000 personnes ont pu visiter l'Assemblée Nationale ce samedi par mesure de sécurité
Seules 4.000 personnes ont pu visiter l'Assemblée Nationale ce samedi par mesure de sécurité © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Paris, France

Quelques monuments fermés, d'autres accessibles seulement sur réservations... En raison des diverses manifestations à Paris ce samedi, le programme des Journées Européennes du Patrimoine a dû s'adapter. Les visiteurs aussi, sans trop d'encombres. Beaucoup ont choisi de ne pas renoncer à visiter certains lieux du pouvoir politique ouverts exceptionnellement.

Anticiper ses déplacements

Le défi principal à entendre les visiteurs de l'Assemblée Nationale, c'était d'arriver à bon port. Plusieurs stations de métro étaient inaccessibles dès 5 heures du matin, notamment sur les lignes 1, 2, 4 et 5, passant dans le secteur des Champs-Elysées et sur le parcours de la manifestation pour le climat. Une trentaine de stations au total ont dû fermer partiellement ou totalement. Au fil des heures, les bus ont eux aussi cessé de circuler dans toute une partie de la capitale.

"J'ai vraiment galéré pour venir avec toutes les rues bloquées, même en trottinette, explique Juliette. Mais on sait qu'en sortant un samedi de manifestations, on ne doit pas forcément compter sur les transports !". _"_On a vérifié quelles stations étaient fermées dans le coin, mais tant que le métro était ouvert, c'était bon pour nous !", explique Fanny.

Pas de craintes liées aux débordements

Autour des monuments considérés sensibles, le dispositif de sécurité est renforcé. "J'ai passé trois contrôles pour arriver jusqu'à Assemblée, explique Guillaume, un étudiant. Le premier juste pour entrer dans la rue, un deuxième pour la file d'attente, et le dernier au portique pour entrer dans l'enceinte du bâtiment". Des barrages de policiers avec fourgons et des rues entières bouclées justifiés selon un membre des forces de l'ordre : "on a quelques éléments perturbateurs qui rodent dans le coin depuis ce matin", souffle-t-il. 

La présence policière a plutôt rassuré les visiteurs. "Comme je savais que c'était protégé, il n'y avait pas de souci pour moi", lance Catherine. "Il y avait pas mal de policiers avec les fourgons, donc je me suis dit qu'on n'aurait pas de problème", renchérit Juliette. "Avant de venir, on a regardé dans quel coin étaient les manifestants, précise Dimitri. Une fois qu'on était à l'intérieur de l'Assemblée, on savait qu'il n'y avait pas de risques !".

Dans la bibliothèque de l'Assemblée, seules quelques personnes déambulent. Contraste avec le flot de personnes habituel pour les Journées du Patrimoine - Radio France
Dans la bibliothèque de l'Assemblée, seules quelques personnes déambulent. Contraste avec le flot de personnes habituel pour les Journées du Patrimoine © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Moins de monde et des visites plus fluides

Pour certains habitués des Journées du Patrimoine, les mesures de sécurité accrues sont plutôt bienvenues. "On s'attendait quand même à devoir faire la queue, mais _on est rentrés sans devoir attendre !_, s'exclame Fanny. C'est génial. Il y a quelques années, on avait dû renoncer à visiter l'Assemblée Nationale car il y avait beaucoup trop de monde".

Avec les inscriptions obligatoires sur des créneaux spécifiques, les entrées ont été fluidifiées. Seules 500 personnes par heure sont accueillies cette année, alors que c'est plus du double d'ordinaire. "Il y _sans doute eu moins de monde aussi à cause des gilets jaunes_, ajoute Dimitri. Ça nous a permis de profiter un peu plus tranquillement de l'hémicycle et des salons, c'était super".

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