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Karyn Nishimura : une Avallonnaise héroïne d'un manga

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu

L'auteur de mangas japonais JP Nishi sort un nouvel album aujourd'hui. "Ivre du Japon" raconte l'histoire d'une jeune française qui découvre le Japon en 1996 et en devient amoureuse. Cette héroïne n'est autre que l'épouse de l'auteur, Karyn, journaliste originaire d'Avallon.

Ivre du Japon, extrait de la couverture de l'album aux éditions Kana
Ivre du Japon, extrait de la couverture de l'album aux éditions Kana - Jean -Paul Nishi

Karyn Nishimura est une Avallonnaise "pur jus" selon ses propres termes. Elle est née et a grandi dans l'Yonne. Journaliste, épouse de l'auteur de mangas japonais J.P. Nishi, elle est au cœur d'une bande dessinée qui sort ce vendredi 7 mai en France. "Ivre du Japon" raconte avec humour l'histoire de cette jeune française qui découvre le Japon en 1996 et développe une passion pour ce pays, au point d'y vivre aujourd'hui et d'y travailler. Karyn Nishimura nous parle de la Bourgogne, du Japon et de son mari le mangaka !

Ecoutez l'interview de Karyn Nishimura

France Bleu Auxerre - Être dans une bande dessinée de votre mari, ce n'est pas nouveau puisque son travail est assez autobiographique et vous apparaissez notamment dans le précédent ouvrage. Mais là, c'est vous l'héroïne. Ça fait bizarre, non ? 

Karyn Nishimura : Oui, ça fait bizarre. Parce qu'en plus, il le raconte de mon point de vue. C'est à dire qu'il s'est carrément mis dans les deux personnages à la fois lui et à la fois moi. Il raconte en manga ce que moi, j'ai pu lui raconter, juste en récit, en fait. Donc, il a du imaginer ensuite des tas de mises en scène, de décors et autres, sur la base de ce que j'ai pu lui raconter ! Alors que moi, quand j'étais enfant par exemple, dans ma Bourgogne natale, tout ça, il a vu évidemment la Bourgogne, mais il a dû quand même remettre tout ça en scène. Donc moi, quand je regarde ça à nouveau, c'est marrant parce qu'à la fois, il y a des choses très, très proches de la réalité et il y a aussi des mises en scène qui sont un peu déconnectées, mais qui, du coup, sont assez marrantes à regarder de mon point de vue. 

Cette passion pour le Japon, elle est née dès l'enfance à Avallon, où c'est venu après ? 

Non, pas du tout. Alors là, vraiment, quand j'étais en Bourgogne, je regardais plutôt du côté de l'Angleterre, de Londres, du lieu où ont été créées les musiques que j'aimais et que j'écoutais sans arrêt. Quand j'ai eu 15 ans, je n'ai pas eu envie d'aller à Tokyo, j'ai eu envie d'aller à Londres ! Donc c'est venu après, mais complètement par hasard. Il fallait que je parte, que je parte loin quelque part et donc je me suis dit "les Etats-Unis, ça ne m'intéresse pas vraiment, je voulais aller au bout. Je vais aller au Japon". C'et comme ça que j'ai atterri là bas. Je n'avais qu'un vague lien culturel avec le Japon, à travers la musique là aussi, mais c'est tout. 

Quand je suis arrivé à Tokyo, j'ai découvert deux choses  : que c'était complètement dépaysant, ce dont tout le monde se rend compte en arrivant sur place. Et que ça ne correspondait pas du tout à l'image qu'on avait du Japon en France à l'époque. C'est à dire que le Japon était souvent vu comme un pays de fourmis, de gens qui travaillent sans arrêt, qui sont un peu bizarres, qui sont presque plus des machines que des humains. Et moi, je me suis rendu compte que c'est une société qui avait un fonctionnement qui était hyper bien huilé, avec des tas de valeurs qui étaient conservées, que j'avais l'impression qu'on avait un peu perdu en France. La première étant la ponctualité, par exemple. Donc tout ça, je me suis dit c'est vraiment très éloigné de l'image qu'on en a et donc j'ai surtout voulu comprendre. C'est pour ça que je me suis arrangé pour faire des allers retours le plus souvent possible. Et j'ai fini par y vivre. 

Aujourd'hui, le Japon, la culture populaire japonaise sont très populaires, notamment chez les jeunes. Est-ce que vous comprenez cet engouement et comment vous l'expliquez ? 

Oui, je comprends cet engouement parce que bon, c'est vrai qu'il y a un mode d'expression dans le manga ou dans l'animé qui sont extrêmement universels. Donc, ça a contribué effectivement à modifier l'image générale qu'on a du Japon en Europe, à la retourner même complètement, puisqu'on en a maintenant une image très positive, peut être trop positive à mon goût. 

On l'a dit, vous êtes originaire d'Avallon. Est-ce que l'Yonne, le Morvan, la Bourgogne, intéressent les Japonais? Ou bien qu'ils n'ont d'yeux que pour Paris ? 

Non. Alors, ils ont beaucoup de goût pour les paysages ruraux français, qui sont très différents des paysages japonais, à l'exception de Hokkaido. Si on prend la Bourgogne pour un Japonais, ça va ressembler un peu Hokkaido, mais de manière générale, la campagne japonaise est très différente. Elle est plus montagneuse ou plus plate. Mais des paysages comme le Morvan, il n'y en a pas beaucoup au Japon et en plus, pour eux la Bourgogne, c'est la région des vins. Donc, ils ont un vrai intérêt pour ce genre de régions. Ils sont dépaysés dans ces régions et d'autre part, elles ont l'image d'un produit : le vin pour la Bourgogne. Souvent, c'est associé à un produit qu'ils connaissent bien. Donc, il y a un terroir associé à ce produit et ça les intéresse de voir. Ça les intéresse, d'aller voir aussi des jardins réputés où ce genre de lieux. 

  • Karine Nishimura est journaliste, auteur de nombreux essais sur le Japon. Elle couvre l'actualité du Japon notamment pour les chaînes du groupe Radio France.
  • Taku Nishimura, alias Jean-Paul Nishi, est l'auteur de plusieurs mangas francophiles, notamment  «A Nous Deux Paris», «Paris, le retour !» et «A nos amours», publiés , tout comme son dernier opus "Ivre du Japon", aux éditions Kana.
Ivre du Japon
Ivre du Japon - Éditions Kana
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