Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

L'abbaye de Bourgueil cherche toujours un acheteur depuis 6 ans

lundi 21 mai 2018 à 5:46 Par Yohan Nicolas, France Bleu Touraine

Depuis le 20 avril 2012, une partie de l'abbaye de Bourgueil est à vendre, plus de 2 millions d'euros. Alors que des négociations étaient en cours avec un investisseur parisien depuis plus d'un an, ce dernier a finalement abandonné. La vigne en revanche a été vendue.

Capture Google Abbaye de Bourgueil
Capture Google Abbaye de Bourgueil - Captation Google Maps

Bourgueil, France

Cela fait maintenant plus de 6 ans qu'une partie de l'Abbaye de Bourgueil est à vendre (la mise en vente date du 20 avril 2012). Le prix de ce patrimoine gigantesque (classé aux monuments historiques), et qui compte plusieurs hectares de vignes, un cloître, un monastère, un château.... est estimé entre 2,2 et 2,4 millions d'euros. Jusqu'en octobre 2016, il accueillait encore une dizaine de sœurs dans l'Ephad qui comte 23 chambres au total.  L'édifice à vendre appartient à la congrégation des sœurs de la Providence de la Pommeraye dans le Maine-et-Loire. Cette congrégation espérait bien le vendre à des investisseurs parisiens, mais la vente n'a jamais aboutit car les travaux de mise aux normes sont gigantesques.   

Les vignes et le chai ont été vendus tout récemment

Pourtant le dossier semblait sur le point d'aboutir mais les investisseurs ont finalement déclarés forfait tout récemment après un an de tractations. Il s'agissait d'un projet culturel et cultuel, mais le principal investisseur a estimé que les travaux étaient trop importants. Je suis un peu déçu par ce revirement, explique soeur Hélène Fauvy, chargé de la vente pour la congrégation depuis 6 ans. Je pensais que c'était des gens fiables. On a été tout près d'une signature. Cependant je garde confiance. D'autant plus qu'elle a eu aussi beaucoup de projets farfelus. Entre les mises aux normes, la contrainte des bâtiments de France, les coûts pour réhabiliter la quarantaine de pièces sont prohibitifs. Cependant, le dossier avance avec la séparation du patrimoine en 3 lots : Le château d'une part avec l'ancien cellier et le Moulin, l'ancienne maison de retraite d'autre part. Et enfin le vignoble de 7 hectares et son chai. Un vignoble qui a été vendu au domaine Lorieux. Du coup on est désormais sur un prix de vente inférieur à 2 millions d'euros, au lieu de 2,2 à 2,4 millions d'euros au départ. 

Un achat par les collectivités mais avec quel projet ?

Même si le dossier  connait des atermoiements depuis 6 ans, la congrégation de la Pommeraie, propriétaire des lieux, a bon espoir de conclure une vente, à un groupe hôteliers par exemple. La mairie de Bourgueil étudie aussi la possibilité d'acheter l'abbaye avec les autres collectivités locales et l'Etat. Le sous-préfet de Chinon est d'ailleurs venu visiter les lieux très récemment. Encore faut-il avoir un véritable projet  pour faire vivre ce patrimoine magnifique.     

L'ancien Ephad, qui a accueilli des sœurs jusqu'en octobre 2016, compte 23 chambres. La construction de l'ensemble du bâtiment, dont les jardins ont été vantés par le poète Ronsard, s'est étalé du XIIIe au XIXe siècle. On peut y découvrir des portes peintes du XVIIe siècle, de magnifiques cheminées, des parquets anciens, soit une quarantaine de pièces au total. ndon

Pour la Congrégation, les charges d'entretien sont devenues trop importantes

La congrégation de la pommeraie, propriétaire du site, a de plus en plus de mal en attendant à entretenir le lieu. Il y a les jardins à entretenir, les taxes foncières, l'assurance. C'est un gouffre financier alors que selon sœur Hélène Fauvy, le site pourrait être transformé en hôtels, chambres d'hôtes, avec pourquoi pas un centre culturel. C'est un site très touristique, et il y a a très peu d'hôtels.