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Culture – Loisirs

L'adieu à Vernon à Michel de Decker, le raconteur d'Histoire

Les obsèques de Michel de Decker ont été célébrées ce vendredi matin en l'église Saint-Nicolas de Vernonnet à Vernon. L'écrivain, historien et chroniqueur à la radio et à la télé est décédé samedi 17 août des suites d'un cancer à l'âge de 71 ans. Une foule nombreuse lui a rendu un dernier hommage

La Normandie a accompagné Michel de Decker jusqu'à sa dernière demeure
La Normandie a accompagné Michel de Decker jusqu'à sa dernière demeure © Radio France - Laurent Philippot

Vernon, France

Claude Monet, Victor Hugo, la princesse de Lamballe, Marie-Antoinette, Guillaume le Conquérant, la duchesse d'Orléans, Louis XIV, Diane de Poitiers, Madame de Montespan ou Henri IV, ils sont tous un peu là pour veiller sur le cercueil de Michel de Decker, en bois clair, recouvert de deux léopards sur fond rouge, c'est le drapeau de la Normandie. Cette Normandie que l'historien, le romancier, l'auteur de théâtre, le chroniqueur à la télé et à la radio a tant aimée, écrite, clamée. 

Un hommage unanime

250 personnes assistent à la messe. Le ministre des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu est là, tout comme le maire de Vernon, François Ouzilleau. Michel de Decker, c'était un peu un enfant de la commune. Son père travaillait au LRBA et il a fait sa scolarité au lycée Saint-Adjutor. Vernonnais tout comme Fabien Lecoeuvre, en compagnie de sa femme l'actrice Anne Richard -qui tient la biographie de Claude Monet à la main- "la France perd un grand historien" explique le producteur et chroniqueur musical qui raconte qu'il a rencontré Michel de Decker pour la première fois il y a plus de quarante ans, le 10 décembre 1977, c'était pour une dédicace dans une librairie de la ville. Il sort de sa poche le carton d'invitation, signé par André Castelot. 

Il a été un modèle, il nous a donné l'envie de lire l'histoire" - Fabien Lecoeuvre

Fabien Lecoeuvre a gardé précieusement le carton d'invitation - Radio France
Fabien Lecoeuvre a gardé précieusement le carton d'invitation © Radio France - Laurent Philippot

Il y a même la petite Mathilde -qui a bien grandi- qui a accompagné Monsieur le sablier pendant ces années à la radio (France Bleu Normandie rediffusera ces chroniques à partir du lundi 26 août à 15h30). Dans la foule, Patricia, elle, n'a pas dormi de la nuit, elle vient de Paris et avait peur de louper son train pour venir à Vernon.  "Il m'a aidée à vivre, comme tous les historiens passionnés" détaille-t-elle "disponible, charmant, plein d'humour, enthousiaste". Patricia a d'ailleurs lu toute l’œuvre de Michel de Decker, 35 ouvrages. 

Hommage ému également de Michel Giard, ancien membre de la société des auteurs de Normandie,  créée et présidée par Michel de Decker "c'était un défenseur des auteurs normands et _un amoureux des lettres normandes_". Michel Giard tient à rappeler que Michel de Decker, c'était aussi un organisateur de salons, à Caen, à Saint-Marcel ou à Évreux et tant d'autres.  Pendant la cérémonie, l'autrice Carole Duplessy-Rousée, secrétaire de la SADN, est la première à prendre  la parole au micro 

Nombreux sont ceux pour qui il a rédigé une préface, nous ne comptons pas ses coups de pouce invisibles" - Carole Duplessy-Rousée, autrice

Elle salue l'auteur talentueux et généreux, qui se mettait au service des petits auteurs que nous étions". Les sanglots étranglent Clémence, la petite-fille de Michel de Decker, quand elle rend hommage à son grand-père, son pani "tu arrivais à rendre vivants les personnages que tu nous présentais". 

De nombreux témoignages sur les registres sur le parvis de l'église de Vernon  - Radio France
De nombreux témoignages sur les registres sur le parvis de l'église de Vernon © Radio France - Laurent Philippot

Sept ans de lutte contre le cancer

"Si beaucoup de gens connaissaient le personnage public,  le raconteur d'histoires, personne ne savait le  papa qu'il était", Jean-Sébastien, aux côtés de sa sœur Ingrid, dresse le portrait de leur père et égrène les souvenirs : les vacances en Bretagne, leur mère qui lui a permis de se lancer corps et âme dans l'écriture en le délestant du quotidien, le papa qui offrait de fantastiques parties de pêche aux tourteaux dans les rochers ou le papa des premières grandes balades à vélo du côté du Petit Val. 

Sa sensibilité exacerbée ne rendait pas tous les jours les choses faciles" - Jean-Sébastien de Decker

Jean-Sébastien salue le courage et la pugnacité de son père à combattre la maladie durant sept longues années, un combat entouré de ses proches et particulièrement de Pascale, sa compagne.  Pour terminer, son fils reprend cette phrase de Alphonse Allais, l'auteur préféré de son père "partir, c'est mourir un peu, mais mourir, c'est partir beaucoup". Sûr que Michel de Decker, dont l'humour et l'esprit sont unanimement reconnus, aurait apprécié. 

Le cercueil quitte l'église Saint-Nicolas de Vernon sous les applaudissements. - Radio France
Le cercueil quitte l'église Saint-Nicolas de Vernon sous les applaudissements. © Radio France - Laurent Philippot

La famille et les proches se sont retrouvés dans l'après-midi pour une cérémonie privée au crématorium d'Évreux.

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