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Dossier : Retour sur 2020 en Savoie et Haute-Savoie

L'Annécienne a fait la couverture de Playboy en 2020 : "Je suis restée Ilona"

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Par , France Bleu Pays de Savoie

A 23 ans, l'été 2020, Ilona Gachet, serveuse dans un restaurant du lac d'Annecy, est dévoilée en pleine lumière à la Une de Playboy. Elle ne regrette rien.

Ilona au Semnoz
Ilona au Semnoz - Capture Instagram d'Ilona Gachet

Ilona Gachet a 23 ans et a connu en 2020 son moment de célébrité. Annécienne d'adoption, cette longiligne mannequin amateur, serveuse, a fait la couverture du Playboy français début juillet. Ses premières photos de nu cassent les codes de la playmate pulpeuse. Le magazine de charme revendique cette féminité actuelle, moins tape-à-l'oeil, naturelle. Une aventure qu'Ilona ne regrette pas : "Si on me le redemandait, je le referais. C'est une aventure incroyable que je souhaite à toutes les jeunes filles. Je n'avais prévenu personne, alors évidement mes proches ont été très surpris. Les réactions ont été très positives. Ils ont trouvé les photos très belles."

"Faire ces photos de nu m'a donné confiance. Je peux poser avec mon corps." - Ilona Gachet

Au téléphone, en cette fin d'année, on sent bien qu'Ilona, icône estivale sur papier glacé, n'a pas pris une tête qui ne rentre plus dans son chapeau de paille : "J'aurais pu prendre la grosse tête. Mais non ! Je suis restée Ilona. Je ne me suis jamais dit que j'allais faire une grande carrière internationale. Cela m'a ouvert quelques portes mais le confinement a repoussé de nombreux projets".

Un semestre plus tard, après le tourbillon médiatique de la parution, "ça s'est calmé, petit à petit, et c'est tant mieux. Car je ne veux pas qu'on garde ce regard sur moi, qu'on me limite, être toute ma vie la fille qui a posé dans Playboy. Même si c'était une super expérience."

Une fierté et une revanche malgré les réseaux sociaux  

Ilona assume pleinement six mois plus tard. Et pourtant, il y a eu un prix à payer : les réseaux sociaux. "A chaque interview, cela se déchaînait. Les commentaires soit pour dire que je suis "anorexique", soit "Qui est cette petite serveuse sortie de nulle part et qui fait la couverture de Playboy ?" Surtout l'anorexie. A chaque fois. Par des gens qui ne savent rien de l'anorexie, d'ailleurs. Ces gens ne me connaissent pas et ne savent pas à quel point je mange énormément. Ça a fait rire mes copines. Mais c'est vrai tout de même que ça touche. Je suis comme je suis, c'est mon corps, j'ai toujours été comme ça. Je l'ai même pris comme une revanche par rapport à mes complexes d'enfance. Quand vous êtes un peu maigre, que vous n'avez pas de formes... les enfants sont durs parfois. Faire ces photos de nu m'a donné confiance. Je peux poser avec mon corps."

Malgré la cruauté de certains regards et certains commentaires, Ilona a tout lu, tout vu, sur ce qui paraissait sur elle dans les réseaux sociaux, dont elle se sert pour faire avancer sa carrière de mannequin amateur. Elle ne les a pas désertés. 

Contrainte au chômage partiel à cause des confinements, la serveuse en a profité pour repeindre son appartement. En attendant de reposer dans l'univers d'un photographe, de sortir de son quotidien - "moi, qui ne me maquille jamais ! - en restant elle-même. Elle insiste. "Rester simple". 

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