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Culture – Loisirs

L'éléphant de Nantes se refait une jeunesse avec un nouveau moteur et de nouvelles oreilles

lundi 6 novembre 2017 à 5:15 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

L'éléphant est en vacances pour trois mois à Nantes, le temps de changer son moteur et de lui installer de nouvelles oreilles. Nous avons pu entrer dans l'atelier où elles sont en train d'être fabriquées.

L'éléphant va avoir des oreilles toutes neuves
L'éléphant va avoir des oreilles toutes neuves © Radio France - Marion Fersing

Nantes, France

L'éléphant des Machines de l'île est en vacances pour trois mois à Nantes. Il a besoin d'un petit coup de jeune après 10 ans à tourner autour des nefs et près de 20.000 kilomètres parcourus ! Il va donc être démonté, son moteur va être changé pour une version hybride et il va avoir... de nouvelles oreilles ! Elles sont en cours de fabrication dans le grand atelier.

C'est ce qui va donner l'âme de la machine

Pour Pinocchio, il y a Gepetto. Pour l'éléphant, c'est Benjamin, le menuisier qui sculpte le pavillon des nouvelles oreilles. "C'est cette partie là qui va donner l'âme de la machine", confie le jeune homme. Il taille des morceaux de bois brut avant de les coller les uns aux autres. "On fait toutes les grosses parties d'abord, tous les gros plateaux. Et, ensuite, on va pouvoir retourner le pavillon pour venir coller les petits bouts qui vont servir à affiner le profil de l'oreille". Le bois sera ensuite recouvert de cuir pour donner le mouvement et "l'émotion, pour donner l'impression qu'on est face à une véritable éléphant".

Ça passe aussi par les détails de sa peau de bois qui va être réparée explique Emmanuel, le chef de l'atelier : "il faut qu'on trouve l'équilibre entre sculpter beaucoup de détails et moins de détails avec des parties plus libres de mouvements et d'autres très très marquées, pour que les gens, dès qu'ils le voient, se disent que c'est un éléphant".

Un nouveau moteur hybride comme en ont les engins agricole, mais adapté à l'éléphant

Le nouveau moteur (à droite avec Yves, le roboticien), sera plus écologique et aussi beaucoup plus petit ! - Radio France
Le nouveau moteur (à droite avec Yves, le roboticien), sera plus écologique et aussi beaucoup plus petit ! © Radio France - Marion Fersing

Avec son nouveau cœur, l'éléphant va gagner en douceur

Et cet éléphant, Yves, le roboticien, va lui greffer un nouveau cœur. "Le cœur physique, c'est-à-dire ce qui entraîne tous les autres mouvements". Autrement dit, un moteur tout neuf, hybride, un mélange d’électrique et de thermique. Il sera donc beaucoup moins polluant (20 fois moins de rejets de particules fines promettent les Machines de l'île) et aussi beaucoup plus silencieux. "Globalement, l'éléphant aura les même attitudes", poursuit le roboticien. "Par contre, il pourra certainement marcher un peu plus vite et avoir un mouvement de propulsion un peu plus fluide. Il va gagner en douceur, je pense".

Long Ma, le cheval-dragon, va prendre la place de l'éléphant sous les nefs

Et pendant ce temps, c'est Long Ma, le cheval-dragon qui va prendre sa place sous les nefs à partir du 11 novembre. Une grosse bestiole de 12 mètres de haut qui restera endormie par que c'est beaucoup plus compliqué de le faire bouger que l'éléphant et ça coûte aussi beaucoup plus cher explique Frédette Lampre de la Compagnie La Machine : "l'éléphant a eu son cœur un automate dans lequel il y a plus de 60 séquences d'enregistrées. Des mouvements de la trompe, de la tête, des yeux et des oreilles et le conducteur de l'éléphant appuie sur des boutons pour lancer une séquence ou une autres". Pour Long Ma, tout se fait manuellement. "Pour manipuler sa tête, son cou, ses expressions, des yeux, sa langue, sa bouche... Rien que pour ça, il faut déjà quatre opérateurs. À ça vous ajoutez les pattes, les effets puisqu'il grogne, qu'il souffle de la fumée... En tout, il faut 17 opérateurs pour le faire bouger. Et ça nécessite des fonds conséquents qu'aujourd'hui nous n'avons pas".

Pour autant, le cheval-dragon méritera une visite pendant ses trois mois sous les nefs. "Il fait 12 mètres de haut, il pèse 50 tonnes et rien que pour sa facture, il mérite le détour", assure Frédette Lampre. "C'est une machine ouvragée, sculptée à la main, peinte à la main et qui peut être admiré comme une sculpture". Le cheval-dragon qui restera donc bien sagement sous les nefs jusqu'à la fin janvier.