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L'exposition consacrée aux gravures de Goya a su trouver son public à Issoudun

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A Issoudun, 34 gravures de l'artiste espagnol Francisco de Goya sont présentées depuis trois mois, au musée de l'Hospice Saint-Roch. L'exposition se clôture ce dimanche 30 décembre après avoir fait découvrir la partie gravure, moins connue, de Goya à un public déjà conquis.

Francisco de Goya y Lucientes a vécu de 1746 à 1828.
Francisco de Goya y Lucientes a vécu de 1746 à 1828. - Musée de l'Hospice Saint-Roch, Issoudun

Ce dimanche 30 décembre est le dernier jour pour aller voir l'exposition consacrée à l'artiste espagnol, Francisco de Goya, à Issoudun. Elle a su trouver son public depuis trois mois, au musée de l'hospice Saint-Roch. 34 gravures, prêtées en grande partie par un particulier, un historien de l'art Roger Passeron, le reste par le musée des Beaux-Arts d'Orléans. Plusieurs séries de gravures : Les Caprices, Les Désastres de la Guerre, Tauromachie.

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Goya y dénonce l'hypocrisie et la cruauté de la société espagnole du XVIIIème siècle. Cet artiste est surtout connu pour ses peintures, ses portraits mais cette exposition se concentre là, sur ses gravures. 

La plaque de cuivre est attaquée par l'acide

Pour ces gravures, l'artiste travaille sur une plaque de cuivre qui a été recouverte d'un vernis. Avec un stylet, il dessine dans le vernis, c'est-à-dire qu'il retire le vernis. "Par la suite, il plonge sa plaque dans l'acide qui va attaquer les parties où l'artiste a dessiné", explique Anne Grésy-Aveline, assistante de conservation au musée. 

Une fois que l'acide a agi, la plaque est recouverte d'encre, une feuille est posée dessus et cela passe sous presse. L'encre se dépose alors uniquement dans les endroits où l'acide a attaqué. "Goya a ainsi rendu des sombres exceptionnels, et il a surtout fait jaillir la lumière dans Les Désastres de la Guerre qui sont extrêmement sombres", estime Anne Grésy-Aveline.

Toute l'oeuvre de l'artiste s'est en effet assombrie après une crise d'apoplexie qui l'a rendu sourd, en 1792. Quatre ans plus tard, il commence la série de gravures, Les Caprices où il opère une satyre de la société espagnole, il y dénonce l'hypocrisie et la cruauté de celle-ci. 

Un public de connaisseurs essentiellement

Beaucoup de visiteurs sont venus parce qu'ils connaissaient déjà l'artiste. "C'est quand même toujours assez remuant, notamment la série Les Désastres de la Guerre. Ce sont des planches faites il y a 200 ans, à une époque où Goya et l'Espagne connaissent une guerre civile. On voit à quel point l'homme peut être désastreux pour l'homme", constate la conservatrice. 

Des professeurs d'espagnol sont aussi venus avec leurs élèves, de collèges et de lycées d'Issoudun. Pour les autres, il reste encore une chance d'aller admirer ces gravures : ce dimanche, de 10 heures à midi, et de 14 à 18 heures. L'entrée du musée est gratuite.

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