Culture – Loisirs

L'oeil du web - Dur-dur d'être une maman dans le monde du travail

Par Frédérique Daurelle, France Bleu mardi 4 octobre 2016 à 18:39

Le logo de la campagne lancée par la CGT des cadres
Le logo de la campagne lancée par la CGT des cadres - capture d'écran

Appel à témoignages sur ce qu'entendent les mamans au boulot. Un gamin corrigé en direct sur Facebook à la Réunion. Sur Twitter, la vie d'une petite fille à Alep sous les bombes.

C'est l'oeil du web, une chronique à retrouver chaque matin 5h40 mais pas seulement, sur France Bleu.

Avoir des enfants et travailler : toujours pas évident dans certaines entreprises

La CGT des cadres lance le sujet sur Internet, dans le cadre de la semaine sur l'égalité professionnelle Femmes-Hommes. Le syndicat appelle les femmes à témoigner de ce qu'elles ont vu, entendu ou subi, au travail à cause de leur vie privée bien remplie. Vu les messages qui affluent depuis lundi, toutes les femmes ou presque sont concernées, et il n'y a pas beaucoup de secteurs épargnés.

Les messages sont tellement nombreux, qu'au bout de deux jours, la CGT a dû reconfigurer son site internet "viedemère"'.

Impossible de tout reproduire, il y a aussi des tweets d'hommes, moqués par leurs collègues ou leurs supérieurs quand ils partent s'occuper des enfants. Le chemin est encore long, vers l'égalité femmes-homme en entreprise !

Garde à vue pour cette maman qui a commis cette vidéo Facebook

Son fils Alfredo, 16 ans, est convoqué au tribunal fin Octobre pour "vol aggravé". Comme ça n'est pas la première "bêtise", cette maman réunionnaise craque. Elle lui fait lire la lettre, en filmant pour mettre la vidéo sur Facebook. Ce sera une bonne leçon, pense-t-elle, de lui faire partager sa honte. Mais comme sa colère ne s'apaise pas, elle va chercher la ceinture de marque qu'elle lui a acheté, (alors qu'elle porte les mêmes vêtements depuis des années, d'après ce qu'elle dit), et elle frappe Alfredo avec. La vidéo devenue virale, lui a valu une garde à vue, pour diffusion d'images portant atteinte à l'intégrité de son fils.

Le journal de Bana, à Alep sous les bombes, et sur Twitter

Bana a sept ans, et deux petits frères. La maman de cette petite syrienne a eu l'idée de tenir ce journal de guerre, sur Twitter, pour tenter quelque chose. Chaque nuit, on peut ainsi suivre l'enfant, debout à sa fenêtre. Les bombes l'empêchent de dormir. Chaque matin au réveil, elle refait un tweet pour dire que sa famille est toujours vivante, et constater les dégâts, sa meilleure copine morte dans le bombardement de sa maison, ou l'école fermée.

Les médias du monde occidental commencent à s'intéresser à cette petite fille qui n'a plus d'école mais rêve toujours de devenir professeur. Et c'est dans un anglais balbutiant, sans doute appris par sa maman, que Bana nous envoie aussi ce message : "Assad, Poutine, arrêtez les bombes".

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