Culture – Loisirs

L'oeil du web - "Najat peut le faire"

Par Frédérique Daurelle, France Bleu vendredi 17 mars 2017 à 18:29

Extrait de la vidéo réalisée par Toupi, association de défense des handicapés
Extrait de la vidéo réalisée par Toupi, association de défense des handicapés - capture d'écran

Une vidéo pour que tous les enfants handicapés aillent à l'école. Internet alerte en cas de danger. Un chat mélomane fait le buzz sur Facebook.

C'est l'oeil du web, une chronique à retrouver chaque matin 5h40, mais pas seulement sur France Bleu.

100 000 "like" pour les enfants handicapés

Après "Mélanie peut le faire", des parents d'enfants handicapés lancent une opération "Najat peut le faire" sur Facebook. Une vidéo, qui s'ouvre comme un livre de conte de fées, et qui se veut donc volontairement humoristique. La ministre de l'Education est mise en scène avec d'anciennes déclarations, dont la qualité sonore n'est pas toujours parfaite. Mais ça n'est pas grave, le fond y est, et on comprend assez vite qu'il s'agit de montrer que la vie des enfants handicapés n'est pas un conte de fées.

"La chance qu'on a d'avoir une école laïque, gratuite et obligatoire pour tous les enfants, c'est formidable. Y a plein de pays où ça n'existe pas", dit Najat Vallaud-Belkacem.

Tout au long de cette vidéo, la ministre ne cesse de réaffirmer cet impératif : il faut favoriser l'accès des enfants handicapés à l'école. Mais c'est compliqué, répond le narrateur de la vidéo, qui n'est autre que l'association de défense des handicapés Toupi. D'après elle, des milliers d'enfants ne peuvent pas être scolarisés, en France, à cause de leur handicap. Notamment parce qu'il n'y a pas assez de personnel qualifié (AVS ou AESH) pour les accompagner. Toupi pense même qu'il manque 60 000 de ces auxiliaires aujourd'hui, pour que le dispositif fonctionne correctement.

Toupi imagine donc que Najat Vallaud-Belkacem rêve d'une France, où tous les enfants qui le peuvent vont à l'école. Et elle va même plus loin dans la parodie : elle annonce qu'avec 100 000 "like", "Najat le fera!". En gros, elle nous invite à soutenir l'opération, pour mettre la pression sur le ministère. On verra si Facebook est prêt à suivre ce défi-là aussi. Mélanie elle, avait gagné son pari en moins de 48 heures.

Les réseaux sociaux utiles en cas d'alerte

C'est la conclusion que tire un journaliste de Nice-Matin, en nous racontant sa journée de Jeudi 16 Mars 2017. C'est le jour où une fusillade a éclaté au lycée Tocqueville de Grasse, dans les Alpes Maritimes. Lui et ses confrères étaient en train de déjeuner, lorsqu'ils ont vu soudainement, l'audience du site internet décoller.

"En quelques secondes, près de 10 000 personnes se sont connectées sur la rubrique de Grasse, qui ne croule pas souvent sous une actualité débordante" écrit Damien Allemand.

Les journalistes de la zone, alertés, se sont donc mis à chercher ce qui pouvait bien se passer. Jusqu'à ce qu'un message privé arrive sur la page Facebook de Nice-Matin :

Le premier message Facebook, après la fusillade de Grasse - Aucun(e)
Le premier message Facebook, après la fusillade de Grasse - capture d'écran

Et pendant tout le temps de la crise, il y a eu des dizaines d'autres messages venus d'élèves confinés dans le lycée, de parents ou de riverains. Comme quoi, Internet et la technologie, c'est pas que du gadget!

Un chat mélomane sur Facebook

Il vaut le déplacement, ce chat. Carrément installé sur le clavier de son maître, il se prélasse en ronronnant très fort. Le maître arrive quand même à jouer, même quand le matou s'allonge sur les touches, même quand il se tortille pour avoir un bisou, même quand il s'endort, les yeux mi-clos sur le bras du pianiste. A la fin, il pousse le bouchon jusqu'à enfoncer les touches avec ses pattes, ce qui fait un "couac" dans la mélodie. Mais Facebook adore : 28 millions de vues en moins de quinze jours.