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Culture – Loisirs

La chapelle de Ronchamp attend encore les effets de l'inscription au patrimoine mondial de l'Unesco

mardi 17 juillet 2018 à 17:38 Par Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon

Deux ans après l’inscription de la chapelle de Le Corbusier au patrimoine mondial de l'Unesco, les effets sur la fréquentation, à la chapelle et dans la commune, sont assez faibles. Rien d'inquiétant selon ses responsables, qui tablent encore sur des améliorations et des travaux.

La chapelle de Ronchamp attire un public de plus en plus international
La chapelle de Ronchamp attire un public de plus en plus international © Radio France - Emilie Pou

Ronchamp, France

Il suffit de se rendre à la chapelle (Haute-Saône) pour s'en rendre compte, les touristes présents sont surtout là grâce au bouche à oreille, parce qu'ils sont de passage dans la région ou encore parce qu'ils sont amateurs d'architecture. Sur la trentaine de visiteurs croisés, seul Philippe, venu de l'Essonne, avoue être là grâce à l'inscription de la chapelle de Le Corbusier au patrimoine mondial de l'Unesco : "J'étais venu en déplacement professionnel dans la région et on m'avait parlé de la chapelle et de l'Unesco et j'avoue que si je suis revenu avec ma femme c'est parce que il y avait l'Unesco et Le Corbusier bien sûr". 

7% d'augmentation de fréquentation

Les chiffres le confirment : depuis l'inscription il y a deux ans, la chapelle Notre Dame du haut a enregistré 7% d'augmentation de sa fréquentation. Bien loin des 20 à 30% en moyenne de retombées pour les sites classés. Dans les commerces de la ville aussi les retombées se font attendre. Dans le restaurant qui se trouve sur la nationale, en bas de la chapelle, on n'a pas vu vraiment de différence. Même chose à l’hôtel-restaurant Le Rhien, sur les hauteurs de Ronchamp, la patronne, Laurette, est un peu déçue: "Il y a un peu plus d'étrangers mais c'est vrai qu'ils ne restent pas longtemps. Il n'y a pas les retombées qu'on aurait pu imaginer". 

Tout cela prend du temps

Mais pour Benoit Cornu, premier adjoint et président des sites le Corbusier, il n'y a rien d'anormal : "Nous avons gagné en terme de visibilité et quand même les visiteurs sont de plus en plus internationaux c'est déjà un signe. Après, tout cela prend du temps. _Il y a encore des aménagements à faire,  notamment en centre-ville_, dont nous parlons d'ailleurs au sein du comité de pilotage régulièrement. Et puis l’inscription n'est pas un label touristique. C'est une reconnaissance du travail de Le Corbusier, quelque chose de presque philosophique donc c'est normal que ça prenne du temps avant de ressentir les effets". Benoît Cornu se refuse d'ailleurs à tout objectif chiffré. 

Pour exemple, dans le reste de la région, les sites classés ont eu chacun des résultats différents après leur inscription. A la saline de Salins les Bains dans le Jura, on est passé de 44 000 visiteurs à 75 000 visiteurs deux ans seulement après son inscription en 2009. Alors qu'à Besançon il n'y a pas eu d’effet notable sur la fréquentation après le classement de la citadelle en 2008.