Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Feria de Pentecôte 2016 à Nîmes

VIDÉO - La corrida, mode d’emploi

-
Par , France Bleu Gard Lozère

Comment se déroule une corrida ? Quelles en sont les règles et les codes ? Petit mode d’emploi de la corrida.

La corrida, mode d'emploi.
La corrida, mode d'emploi. © Maxppp -

La corrida est une course de taureaux qui se déroule sous la forme d’un combat. A l’issue, l’animal est mis à mort. Elle est pratiquée dans le Midi de la France, en Espagne, au Portugal et dans certains pays d’Amérique latine.

Le déroulement

1. Le sorteo. Chaque jour de corrida, les taureaux sont répartis au tirage au sort entre les matadors. Le sorteo se déroule en présence du président de la corrida et d'un représentant de chacun des matadors.

2. Le paseo. Une corrida commence par le défilé de tous les participants, c’est le paseo. Dans l’ordre, les matadors, les peones, les picadors, les employés de l’arène et l’attelage de mules en charge de la dépouille du taureau à la fin du combat. Si un torero fait sa première apparition dans une arène, il sera tête nue, sans le chapeau traditionnel.

3. La lidia. Troisième temps fort, la lidia : c’est le moment du combat. La lidia se décompose toujours en trois parties appelées tercios.

Les trois tercios

1er : le tercio de piques. Le matador et ses peones effectuent des passes de cape pour évaluer le comportement du taureau : sa manière de charger, sa course, sa corne maîtresse… Hissés sur leurs chevaux, les picadores affaiblissent le taureau en le piquant à l’aide de grandes lances. En principe, au moins deux piques sont effectuées. Elles réduisent la force de l’animal et l'amènent à baisser la tête.

2e : le tercio de banderilles. Les peones (ou le matador lui-même) plantent des banderilles à la base du cou du taureau. Il y a en général trois paires de banderilles par combat. Ce sont des piques, terminées en harpon, d’environ 80 cm de long. Selon la tradition, le plus ancien peone pose les première et troisième paires sur le premier taureau, celui qui le suit en ancienneté pose les première et troisième paires sur le second.

3e : le tercio de muleta. Le matador utilise la muleta, un leurre en tissu rouge pour éviter le taureau. Il doit faire la preuve de son courage, exposer l'élégance de ses passes et démontrer sa maîtrise de l’animal.

Le tercio se termine par l’estocade : face au taureau, le matador doit planter son épée entre la colonne vertébrale et l’omoplate droite de l’animal. Si le taureau tarde à s’effondrer, le matador procède au descabello : il plante une épée spéciale appelée verdugo. L’un des peones donne enfin le coup de grâce avec la puntilla, un poignard à lame courte et large.

Les usages et les codes

La grâce. Si le taureau s’est exceptionnellement bien battu, il peut être gracié.

Les récompenses. Si le matador a pris des risques, effectué de belles passes et tué son taureau à la première estocade, la présidence de la corrida peut lui accorder une ou deux oreilles, voire la queue de l’animal si la qualité du spectacle le justifie. Autrefois, les toreros pouvaient disposer d’un certain nombre de kilos de viande du taureau tué. Pour obtenir leur gain aux abattoirs, ils devaient présenter l’oreille de leur taureau.

Le public. Si après l’estocade et un coup de puntilla le taureau est toujours debout, le public peut huer le matador. C’est une bronca. Elle peut se manifester par des lancés de bouteilles d’eau, de sièges ou, dans le pire des cas, être silencieuse. La première oreille est attribuée par le public. S’il juge méritoire le travail du matador, il doit agiter un mouchoir blanc. La deuxième oreille et la queue sont attribuées par la présidence de la corrida.

Les couleurs. Les mouchoirs colorés permettent à la présidence de transmettre différents ordres.

Les sonneries. Le troisième tercio est limité à un quart d’heure. Les cinq dernières minutes du temps règlementaire sont indiquées par une première sonnerie de trompettes. Trois minutes après sonne le deuxième avis et à une minute de la fin, le troisième avis. La pire honte du matador : laisser sonner les trois avis.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess