Culture – Loisirs DOSSIER : Feria des Vendanges 2016 à Nîmes

Feria de Nîmes : des mesures de sécurité renforcées, mais imparfaites

Par Marion Bargiacchi, France Bleu Gard Lozère vendredi 16 septembre 2016 à 1:34

Camions et voitures de police bloquent l'entrée du boulevard Victor Hugo.
Camions et voitures de police bloquent l'entrée du boulevard Victor Hugo. © Radio France - Marion Bargiacchi

Le centre de Nîmes se veut hermétique pendant les quatre jours de la feria des Vendanges, avec 100 policiers municipaux par jour, 400 policiers nationaux, des agents de sécurité, un hélicoptère et des CRS autour des arènes. Est-ce suffisant ?

Le dispositif est impressionnant pour les Nîmois, avec l'avenue Victor Hugo barrée par des semi-remorques, des camions et des voitures de police. Les mesures de sécurité ont été mises en place en juillet, juste après l'attentat de Nice, alors que le festival de Nîmes battait son plein.

Avoir un œil partout

Autre mesure renforcée : le nombre de caméra. Il augmente durant la feria. Anastacia est gérante d'un bar juste en face de la Maison carrée. "Ici, il y a deux caméras en plus, rajoutées exprès pour l'événement", explique t-elle. Ici, comme dans beaucoup d'autres lieux de fête, les clients sont fouillés et passent au détecteur de métaux. C'est un obligation de la mairie.

Juste à côté, la bodega de Marcos attire du monde. Derrière son comptoir et sa barbe, il a bien remarqué les mesures de sécurité. Des mesures qui ne le choquent pas : "Après, tout dépend dans quel état d'esprit on vient faire la feria. Si c'est toujours festif dans notre tête, c'est toujours du plus d'avoir davantage d'agents de sécurité et d'être plus surveillés."

La police bloque les rues perpendiculaires au boulevard Victor Hugo. - Radio France
La police bloque les rues perpendiculaires au boulevard Victor Hugo. © Radio France - Marion Bargiacchi

Dans le centre-ville, on ne marche pas 50 mètres sans voir un agent de sécurité ou un policier. Pourtant, Olivier, le gérant d'une casita, n'est pas convaincu : "On va dire qu'ils sont obligés de faire quelque chose pour qu'on n'ait rien à leur reprocher. Après, moi je pense que ça sert à rien." Mais pour lui, l'essentiel est ailleurs.

"On est là, prêt à faire la fête. Nous c'est zéro problème, on n'a aucune crainte." Marcos, gérant d'une bodega

Les petites rues désertées par les policiers

Mais le tableau sécuritaire n'est pas idyllique. Les petites rues du centre piétonnier de Nîmes sont vides. On peut même circuler sans aucun problème sur le boulevard Gambetta, jusqu'aux abord de la cathédrale, place Bellecroix.

Il suffit de "tourner un peu dans les petites rues" comme l'explique une conductrice, venue se garer près de chez elle à deux pas des arènes, sans que personne ne lui pose de question ou n'ouvre son coffre.

La fête a aussi lieu dans les petites rues pavées du centre-ville nîmois. - Radio France
La fête a aussi lieu dans les petites rues pavées du centre-ville nîmois. © Radio France - Marion Bargiacchi

Et lorsqu'on demande aux CRS mobilisés pourquoi personne ne quadrille les petites rues, ils expliquent que "toute les grosses bodegas sont concentrées sur Victor Hugo. Alors pour le secteur piéton, les plots qui empêchent de circuler en temps normal suffiront."