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Dossier : La nouvelle éco : comment le coronavirus bouleverse l’économie

Futuroscope : le chiffre d'affaires du parc d'attraction divisé par deux en 2020

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

A l'arrêt depuis le début du reconfinement, le Futuroscope ne rouvrira pas avant le 6 février 2021. Les pertes économiques liées à la crise sanitaire sont énormes pour le célèbre parc d'attraction. Plus de la moitié du chiffre d'affaires en moins cette année.

Le Futuroscope de Poitiers est à l'arrêt et ne rouvrira pas ses portes avant le 6 février
Le Futuroscope de Poitiers est à l'arrêt et ne rouvrira pas ses portes avant le 6 février © Radio France - Manon Derdevet

Des attractions à l'arrêt et un parc d'attraction désert, voilà ce à quoi ressemble le Futuroscope depuis la fin du mois d'octobre. Le parc d'attraction est contraint de laisser ses portes fermées  cause du reconfinement et ne prévoit pas de rouvrir avant le 6 février. Un coup très dur pour le Futuroscope qui accueille habituellement près de 2 millions de visiteurs chaque année.

Tous les jours Rodolphe Bouin, le président du directoire du parc du Futuroscope fait le tour des attractions, la mine triste derrière son masque. "Ça commence à être compliqué d'avoir les allées du parc fermées. Le plus important ce sont les 16 jours qui vont nous manquer sur les vacances de Noël. Cela représente cinq millions d'euros de chiffre d'affaires et deux millions de bénéfice, tout cela ne sera pas dans nos caisses", déplore le gérant.

"Il n'y avait pas de bonnes raisons pour que nous ne puissions pas ouvrir"

Les déceptions se succèdent depuis le mois de mars. Rodolphe Bouin ne comprend pas les dernières décisions du gouvernement. "Il y a un certain nombre de secteurs qui vont reprendre, les salles de spectacle, les salles de cinéma. Nous sommes faits d'un assemblage de tout cela et on a 25 hectares pour des fréquentations qui auraient pu être de 6.000 à 8.000 personnes soit 40 mètres carrés par personne dans les allées avec des protocoles sanitaires très stricts. Il n'y avait pas de bonnes raisons pour que nous ne puissions pas ouvrir alors que des activités qui ressemblent étrangement aux nôtres puissent le faire", explique-t-il.

A peu près 60 millions de pertes sur 110 millions de chiffre d'affaire initialement prévu - Rodolphe Bouin

Près de 5 mois de fermeture en 2020, cela représente des pertes colossales. "A peu près 60 millions de pertes sur 110 millions de chiffre d'affaire initialement prévu", juge Rodolphe Bouin. Le président du parc le sait, l'année 2021 s'annonce elle aussi très compliquée.

80% des salariés en chômage partiel

Seulement 10% des salariés travaillent encore dans le parc, presque tous les autres en chômage partiel explique Rodolphe Bouin. "Aujourd'hui nous sommes 80 personnes à travailler dont une soixantaine qui sont sur site car nous avons souhaité  ne pas désarmer les équipes de maintenance. Il y a aussi un certain nombre de personnels administratifs aussi puisque la continuité doit primer mais nous avons aujourd'hui 500 personnes en chômage partiel, soit 80% des effectifs", détaille-t-il.

Aucun poste n'a été supprimé mais les CDD embauchés à la Toussaint n'ont pas été reconduits. Pour ce qui est des attractions, les travaux ont été prolongés et de nouveaux projets sont même en préparation. "Les équipes font et défont depuis le mois de mars. On en profite pour embellir le parc et faire des travaux qui vont nous permettre de repartir de plus belle dès le 6 février (...) Notre travail aujourd'hui est fait d'une dualité, un peu schizophrène, la gestion d'une crise quasiment au jour le jour, et le déploiement des projets sur 10 ans."

Pas de fermeture d'attractions pour le moment à l'ordre du jour mais selon la direction cette crise provoquera forcément des "ajustements qui seront invisibles des visiteurs."

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