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Culture – Loisirs

Visite chez Marie, passionnée de fèves depuis quarante ans

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Par , France Bleu Pays de Savoie

Marie, 70 ans, est une fabophile passionnée et discrète près de Chambéry en Savoie. Elle possède plusieurs dizaines de milliers de fèves patiemment collectées depuis une quarantaine d'années. Sa préférée : un bébé emmailloté en porcelaine de près de trois centimètres.

Une des nombreuses plaquettes de fèves de Marie, fabophile
Une des nombreuses plaquettes de fèves de Marie, fabophile © Radio France - Nathalie Grynszpan

Chambéry, France

C'est l'Épiphanie ! Comme chaque année, nous dégustons la fameuse galette à la frangipane en espérant tomber sur la fève. Pour certains, cette tradition est devenue prétexte à collection : ce sont les fabophiles. Sur l'agglomération chambérienne, Marie (qui ne donne ni son prénom entier, encore moins son patronyme, et son lieu de résidence) a installé toute sa collection dans une pièce à part, dans des tiroirs de mercerie. Marie en aurait plusieurs dizaines de milliers. Elle est membre d'un club à La Motte-Servolex et court les salons pour trouver la perle rare, pour elle une fève en plastique blanc ancienne, ou compléter une collection.

Visite chez Marie, fabophile savoyarde

Puzzle de fèves, sujets signés, uniques, ou fabriqués en Allemagne, fèves en plastique, en biscuit de porcelaine ou dorées, Marie en possède de toutes sortes qu'elle chine dans les brocantes, échange sur les salons ou achète dans les grandes maisons parisiennes comme Ladurée ou Hédiard qui éditent chaque année des séries de fèves. Elle a bien sûr son répertoire pour s'y retrouver. Ses préférées : les Bécassine et les Stroumpfs et celle qui a le plus de valeur : un bébé emmailloté de près de trois centimètres en porcelaine, qu'elle a déniché dans une boîte à boutons sur une brocante.

Marie, fabophile savoyarde, court les salons en janvier et février

la fève préférée de Marie : un bébé emmailloté en porcelaine de trois centimètres, déniché dans une brocante - Radio France
la fève préférée de Marie : un bébé emmailloté en porcelaine de trois centimètres, déniché dans une brocante © Radio France - Nathalie Grynszpan

Le saviez-vous ? Comment au début du XXème siècle, on "tirait les Rois" :

Le père de famille découpe la galette en autant de part que de convives sans oublier la part à Dieu ou de la Vierge destinée à un mendiant (aussi appelée part du pauvre). Tout le monde doit en manger. Elle protège, en particulier les enfants, des envoyées d’Hérode qui errent toute la nuit précédent la fête. Un enfant, le plus jeune, caché sous la table, désigne la part de chacun. "Pour qui ?" demande le père, et l’enfant attribue les parts. La fève est tirée au cri de "Vive le Roi", et chaque fois que celui-ci porte sa coupe à ses lèvres, on s’écrit "le Roi boit !" en souvenir du premier mage qui, apercevant l’enfant Jésus au sein de sa mère, se serait exclamé "le Roi boit !". Le roi choisit sa reine en jetant la fève dans le verre de l’heureuse élue. Dans certaines familles, on dissimulait un haricot et une fève objet dans le gâteau : l’un désignait la reine te l’autre le roi. Le roi doit un cadeau à sa reine : il offre à boire et un autre gâteau la semaine suivante. Privilège coûteux qui aurait incité certains à avaler le légume. C’est ainsi qu’à la fin du XIXème siècle, avec l’industrialisation, la mode du bibelot et de la poupée, apparaît la fève en porcelaine, moins digeste. Quoique la France ait connu plusieurs régimes républicains, cette fête, qui dans la pensée des masses n’a plus guère de signification politique, demeure aussi populaire et aussi générale que par le passé. Source : la Fabophilie