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La pénurie de piscines perdure dans la métropole bordelaise

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Par , France Bleu Gironde

La métropole de Bordeaux manque sérieusement de piscines : 16 sont actuellement ouvertes au public sur le territoire, pour près de 750 000 habitants. Une situation difficile pour les clubs et les collectivités qui doivent gérer l'affluence de leurs administrés, des scolaires, des licenciés, etc.

Un des équipements bordelais : la piscine judaïque
Un des équipements bordelais : la piscine judaïque © Maxppp - Marc de Tienda

La métropole bordelaise manque de piscines ! Ce n'est pas nouveau mais la situation s'éternise... Actuellement, seize équipements sont ouverts au public à l'année pour les 750 000 habitants du territoire. D'autres vont ouvrir dans un avenir proche, mais en attendant, les nageurs s'impatientent.

Nombre de bassins insuffisant, piscines fermées pour travaux ou qui tardent à sortir de terre... les amateurs de natation doivent s'armer de courage pour pratiquer leur passion ! Cette pénurie a des conséquences notamment pour les clubs affiliés à la Fédération française de natation. "À chaque début d'année, les clubs refusent des adhérents et souvent de jeunes adhérents qui veulent pratiquer la natation", regrette Fabien Lerebourg, agent de développement au comité départemental de natation de la Gironde

Les clubs sont saturés, ils doivent se partager les équipements et les créneaux qui leur sont réservés, "souvent tôt le matin, vers 7 heures, 7 heures 30, ou jusqu'à 22 heures, voire 22 heures 45 dans certaines piscines", précise Fabien Lerebourg, hors des horaires traditionnels d'affluence du public, en tout cas. Et lorsqu'il s'agit d'organiser des compétitions, ce n'est pas simple non plus : les municipalités renâclent parfois à mettre leur piscine à disposition des clubs une journée entière le week-end, excluant de fait les nombreux nageurs du dimanche. "C'est toujours un casse-tête en début de saison" pour fixer le calendrier, conclut le représentant du comité girondin.

Il espère "voir le bout du tunnel" avec l'ouverture prochaine de nouveaux bassins : la nouvelle piscine du Pinsan à Eysines sera inaugurée le 11 mai. Celle d'Ambarès doit normalement ouvrir en septembre. D'autres sont en projet à l'horizon 2022-2023 à Blanquefort, Bruges, Cenon, Lormont et Mérignac. Mais cela sera-t-il suffisant ? Fabien Lerebourg émet quelques réserves. De nouvelles piscines arrivent, c'est bien, 

mais combien auront fermé entre temps ? On a des piscines très vétustes actuellement, on n'est pas à l'abri que demain, la semaine prochaine, dans un mois, elles ferment. La situation est très tendue.

Fermeture à durée indéterminée pour la piscine universitaire

Dans ce contexte de pénurie, les travaux de la piscine universitaire de Talence, c'est un peu l'Arlésienne ! Elle a fermé ses portes en avril 2017. À l'origine, elle devait rouvrir en septembre 2018. Mais des problèmes d'étanchéité de la toiture ont considérablement rallongé le chantier. Il a été à l'arrêt complet une grande partie de l'année 2018, avant de reprendre en octobre pour les parties hors bassin : accueil, vestiaires, etc. Le reste dépendra du rapport d'expertise que l'université de Bordeaux attend toujours. Désormais, l'ouverture ne serait plus envisagée avant la rentrée 2020, selon Bordeaux Métropole.

Cette fermeture pénalise les étudiants de l'université, mais aussi la quarantaine de structures qui la fréquentaient régulièrement. À l'image de la section natation du BEC, le Bordeaux étudiants club. Elle a perdu 80% de ses adhérents en 2 ans et ceux qui restent s'impatientent un peu témoigne son président Christian Pierrat : 

L'incertitude est difficile à gérer, explique-t-il, pour nos adhérents qui nous demandent 'alors, quand est-ce que la piscine universitaire rouvre ?', pour les enfants de l'école de natation qui n'ont pas pu aller ailleurs parce que toutes les piscines sont saturées. Si c'est septembre 2020, on essaiera de tenir jusque là. 

Mais l'avenir est flou : que dire aux deux éducateurs salariés par le club pour la saison prochaine ? Impossible pour l'instant de garantir que leurs emplois seront préservés.

La ville de Talence privée de piscines ?

La situation à Talence pourrait se tendre encore un peu plus si les délais n'étaient pas tenus du côté de la piscine universitaire. En effet, la Ville projette de rénover le stade nautique de Thouars. Pour ce faire, il devrait fermer ses portes en septembre 2020 pour deux ans, a priori au moment de la réouverture de sa voisine, mais sans certitude pour l'instant. "Ce serait vraiment terrible pour le secteur que les deux piscines soient fermées en même temps", s'alarme Christian Pierrat. De son côté, la municipalité étudie la possibilité de ne fermer que partiellement la piscine de Thouars pendant les travaux. Cette question devrait être tranchée dans le courant de l'été.

Alors comment pallier ce manque et permettre à la natation de se développer pleinement dans la métropole ? Pourquoi pas parier sur les bassins nordiques, suggère Fabien Lerebourg, pour le comité départemental de natation. Ces bassins extérieurs ouverts toute l'année : il en existe notamment dans le Nord mais ils sont rares dans notre région au climat pourtant plutôt clément.

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