Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : La nouvelle éco, comment le coronavirus bouleverse l’économie

La relance éco : à Annecy, "Takamaka", spécialiste du sport en plein air, attire de nombreux touristes

-
Par , France Bleu Pays de Savoie

Chaque jour, France Bleu Pays de Savoie s'intéresse à la reprise d'activité d'une entreprise. À Annecy, "Takamaka", spécialisée dans les sports nature et l'organisation de séminaires, reçoit beaucoup de touristes depuis son ouverture fin mai. Le point avec Alain Faure, fondateur de l'entreprise.

L'entreprise "Takamaka" propose notamment de faire du parapente à Annecy.
L'entreprise "Takamaka" propose notamment de faire du parapente à Annecy. - Takamaka

Parapente, montgolfière, canyoning... Les touristes sont nombreux à venir tenter l'expérience cet été en Haute-Savoie avec l'entreprise "Takamaka", à Annecy. Après avoir fermé durant plus de trois mois, cette société spécialisée dans les sports en plein air et l'organisation de séminaires n'arrête pas. Mais cela ne suffit pas à combler les pertes enregistrées pendant le confinement. Entretien avec Alain Faure, son fondateur. 

France Bleu Pays de Savoie : Votre entreprise a fermé pendant plus de trois mois. Depuis son ouverture, les touristes sont au rendez-vous ? 

Alain Faure : La clientèle particulière est au rendez vous, on a fait un bon mois de juillet. Les gens étaient là, donc ils ont fait du canyoning, du rafting, du parapente... Quasiment toutes nos activités étaient à 90% voire 100% de remplissage. C'est mieux que d'habitude et avec une clientèle essentiellement française. Ces touristes nous ont expliqué qu'ils devaient partir à l'étranger et ils ont finalement choisi de venir à Annecy [en raison de la crise sanitaire NDLR] parce que c'est une belle ville qu'ils ne connaissaient pas. Ils ont donc du budget et ils font pas mal d'activités. On s'est même laissé surprendre car on n'avait pas des capacités assez importantes, on aurait presque pu doubler notre capacité d'accueil si on avait les moniteurs et le matériel suffisant en place pour les accueillir. 

Comment expliquez-vous cet engouement pour vos activités ? 

Il y a beaucoup plus de gens à Annecy donc ils consomment plus d'activités. Je pense aussi qu'il y a un besoin de liberté, d'aller dehors, de faire des choses qu'ils n'ont pas pu faire pendant le confinement. Ils ont été bien enfermés, surtout dans les grandes villes... Donc ils rattrapent leur "retard" de grand air. 

On peut aussi penser que c'est plus facile de respecter les mesures barrière avec ce genre d'activité ? 

Pour les mesures barrières, on n'a pas trop de problèmes mais nous restons très vigilants. On désinfecte tout le matériel au départ et au retour. On impose aussi à tout le monde le port du masque dans les navettes pour monter au décollage de parapente. Et aussi, les groupes que nous recevons ne sont pas des groupes de grandes tailles. Si on emmène un groupe de huit personnes à vélo, ils sont rapidement à 50 mètres d'écart chacun.

Vous avez perdu 100% de chiffre d'affaires pendant le confinement, cela représente 300.000 euros. Pensez-vous pouvoir rattraper votre retard ?

Absolument pas. Chez nous, la clientèle particulière représente la moitié du chiffre d'affaires. L'autre moitié, c'est ce qu'on appelle le "team building", les séminaires d'entreprises. Au mois de juillet et au mois d'août, il n'y en a pas et nous n'avons aucune réservation en septembre ou en octobre car avec les normes sanitaires ce n'est pas évident. On ne peut pas réunir plus de dix personnes à la fois et les entrepreneurs ne veulent pas que leur personnel soit malade, donc ils ne vont pas prendre le risque de les regrouper à 50... C'est une réelle perte. 

Si on voit que ça ne repart pas, il faudra qu'on change de cap. Il faudra se recentrer essentiellement sur la clientèle individuelle et moins sur la clientèle d'affaires. 

______________________________________________________________

France Bleu Pays de Savoie est à vos côtés pour vous accompagner pendant la période de déconfinement. Chaque jour à 7h17, votre radio  s'intéresse à une entreprise emblématique de notre région (fleuron industriel, club de sport, association, restaurant, etc.). Comment se  porte-t-elle ? Quels enseignements tire-t-elle de cette pandémie de  coronavirus ? Comment se projette-t-elle dans l’avenir ?

Choix de la station

À venir dansDanssecondess