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Dossier : La relance éco, France Bleu à l’heure du déconfinement

La relance éco : le "X" à Aubusson réclame l'ouverture des discothèques dès juillet

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Par , France Bleu Creuse
Aubusson, France

Les discothèques ne pourront pas rouvrir, au mieux, avant septembre. Cette annonce du gouvernement révolte le monde de la nuit, qui s'estime "oublié" du déconfinement. A Aubusson, le patron et le DJ du "X" plaident pour une réouverture dès cet été.

Le X à Aubusson a organisé sa dernière soirée début mars 2020.
Le X à Aubusson a organisé sa dernière soirée début mars 2020. - Discothèque Le X

"La nuit doit revoir le jour !" C'est le mot d'ordre des professionnels de la nuit partout en France. Le gouvernement interdit l'ouverture des discothèques avant septembre. Pour Martial Philippon, le gérant du "X" à Aubusson, c'est incompréhensible : "Dans le monde de la nuit, on est les grands oubliés de ce déconfinement. On veut être comme les autres, on veut rouvrir ! Certes on va respecter les gestes barrière, on s'engage à trouver des solutions avec le gouvernement, mais il faut rouvrir au plus vite, le 1er juillet."

ECOUTEZ - Martial Philippon, le gérant du "X" à Aubusson

Les aides de l'État : "des brindilles"

La survie des boîtes de nuit est en jeu selon lui. Depuis mars, il n'a pu ouvrir qu'un seul week-end, juste avant le déconfinement. Si le "X" ne rouvre qu'en septembre, ça fera donc six mois de fermeture : "Vous imaginez les pertes ! Comment peut-on se relever d'une telle situation ?" Le disc-jockey du club, Gillian Martin, dénonce une injustice : "Je comprends la situation sanitaire, je ne suis pas en colère, mais c'est inégal. Tout le monde peut rouvrir, alors que nous, on reste dans le flou."

Tout le monde peut rouvrir, alors que nous, on reste dans le flou

Le patron du "X" reçoit le fonds de solidarité de l'Etat, 1.500 euros tous les mois, et a pu également bénéficier d'un prêt, mais c'est loin d'être suffisant : "Ce sont des brindilles ! On a entre 500 et 1.000 euros d'assurance tous les mois, on a des abonnements, des alarmes... On paye, mais on ne peut pas continuer comme ça."

ECOUTEZ - Gillian Martin, le DJ du "X" à Aubusson

La boîte de nuit aubussonnaise emploie une dizaine de salariés. En chômage partiel, ils ne touchent que 84% de leur salaire. Martial Philippon s'inquiète également pour tous les autres intérimaires et intermittents qui travaillent d'habitude avec lui : "On a des gogo danseuses qui viennent, des disc-jockeys, des prestataires... Eux n'ont plus d'activité, ils n'ont rien."

Le "X" à Aubusson reçoit entre 200 et 300 personnes tous les samedis.
Le "X" à Aubusson reçoit entre 200 et 300 personnes tous les samedis. - Le X

Gel, terrasses et ventilation, la solution ?

Martial Philippon imagine mal les danseurs porter des masques, mais il souligne l'existence de solutions alternatives : "On peut ouvrir nos établissements avec moins de monde, aujourd'hui on a tous des terrasses extérieures et des systèmes de ventilation. On mettra bien sûr du gel, on fera attention, mais le gouvernement ne veut pas comprendre."

Les boîtes de nuit pourraient appliquer le même protocole que dans les bars, selon Gillian Martin, le DJ : "Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas faire les gestes barrière, mettre du gel hydroalcoolique et des masques comme dans les bars. Notre service de sécurité pourra faire respecter ces consignes."

Les jeunes ont envie de faire la fête, mais ils sont livrés à eux-mêmes, il va y avoir des catastrophes

La Creuse compte trois boîtes de nuit ; elles sont 1.500 environ en France. Les professionnels du secteur ont obtenu le soutien d'une quarantaine de députés. Ils négocient, cette semaine, une réouverture dès cet été et demandent, en attendant, de nouvelles aides pour éviter la faillite.

Pour Martial Philippon, outre l'enjeu économique, il s'agit aussi d'éviter les fêtes privées et les éventuels accidents : "Les jeunes ont envie de faire la fête, c'est normal, mais ils sont livrés à eux-mêmes, ils achètent de l'alcool et boivent entre eux, il va y avoir des catastrophes. Nous, nous sommes des professionnels, avec un service de sécurité. On prend soin de nos jeunes, ce sont nos clients."

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