Culture – Loisirs

La Socra : les coulisses du savoir-faire français

Par Caroline Pomès, France Bleu Périgord vendredi 19 août 2016 à 15:19

Les ateliers de la Socra ouvrent leurs portes au public
Les ateliers de la Socra ouvrent leurs portes au public © Radio France - Caroline Pomès

Les ateliers de restauration Socra dévoilent leurs secrets de fabrication lors de visite intimiste. Une manière aussi pour la société de valoriser le savoir-faire français

"C'est un vrai inventaire à la Prévert ! " Sylvie est venue visitée les ateliers de la Socra ce mardi et elle est impressionnés par la palette de savoir-faire des artisans.  Sculpture, ferronnerie, métallurgie, ébénisterie... Les restaurateurs, ingénieurs, compagnons de France travaillent en moyenne sur 15 projets de restaurations d'art en même temps. En ce moment, c'est la statue Saint-Martin de la basilique de Tours qui est couchée dans le hangar périgourdin.

"C'est un privilège de travailler sur une telle pièce, se réjouit Olivier, métallier à la Socra, qui refait toute la structure métallique de cette statue du 19e siècle. J'ai un respect énorme pour les anciens. J'ai encore de nombreuses leçons à tirer de leur travail."

Mais le hangar est également envahi par des dizaines d'autres pièces... Des mosaïques d'Ouzbékistan, une statue de l'artiste contemporain Loris Géraud et des morceaux de l'ancien grand magasin parisien la Samaritaine. Portes en bronze, arches en acier, devantures en lave émaillée, c'est le gros chantier de la Socra qui s'élève à 5 millions d'euros. Après trois ans de travail, les pièces devraient être livrées à l'hiver 2017.

Face à ces pièces de collection, la vingtaine de visiteurs est émerveillée. " Je suis ravi de constater que la France a encore des talents" constate avec surprise Thomas.

Et c'est justement pour entendre ce genre de remarques que le patron Patrick Palem aime ouvrir régulièrement les portes de son entreprise.

"Nous ouvrons d'abord par fierté puis pour montrer aux gens que le savoir-faire français est encore vivant" - Patrick Palem, patron de la Socra.

Mais Patrick Palem tient également un discours alarmiste aux visiteurs. Il ne faudrait pas que le savoir-faire laisse place aux machines. Certes, elles peuvent reproduire à la perfection le doigtée d'un artisan mais elles ne pourront jamais " remplacer l'émotion " que les restaurateurs mettent dans leur travail.

Un message qui semble être passé dans le public. Elise Clément est venue d'Alsace pour visiter la Socra. Diplômée des Beaux-Arts et passionnée d'art, elle partage la sensibilité des 35 artisans et a profité de l'occasion pour déposer un CV.

Partager sur :