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Dossier : Coronavirus Covid-19

Landes : la crise tue aussi les toros

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Par , , France Bleu Gascogne

La crise du Covid-19 va affecter aussi très durablement les éleveurs de toros de combat en France. Plus de spectacles, des frais qui courent, l’obligation de "tailler" dans les élevages pour réduire le nombre de bêtes.

La crise du Covid-19 va affecter aussi très durablement les éleveurs de toros de combat en France
La crise du Covid-19 va affecter aussi très durablement les éleveurs de toros de combat en France - © ADA Parentis

Les perspectives sont peu réjouissantes et certains sont peut-être déjà condamnés. En Espagne plusieurs propriétaires de gañaderias ont déjà commencé à envoyer une partie de leur bétail à l’abattoir. La situation et les perspectives en France ne sont guère meilleures bien au contraire. 

Il y a actuellement 42 élevages de toros de combat inscrits officiellement à l‘association des éleveurs français. Ceux que l’on voit le plus dans les arènes. Sept dans le sud-ouest entre Gers, Landes et Pyrénées-Atlantiques. Mais en fait ce sont plus de 130 gañaderos qui sont propriétaires de toros de combat. Lesquels consacrent des milliers d’hectares au seul pacage. 

La plupart des propriétaires de toros de combat dans le sud-est comme dans le sud-ouest ont des activités qui vont leur permettre de tenir le choc financièrement du point de vue personnel. 

Elever des toros de combat coûte cher

Si la famille Bonnet dans le Gers, propriétaire du Lartet, dispose, au-delà de son élevage, d’une ancienne et prospère exploitation agricole ce n’est pas le cas de tous. Loin s’en faut. 

La gañaderia Malabat  à Brocas, dans les Landes, vit du toro et des activités liées à l’accueil de groupes autour de journées taurines organisées dans la propriété toute l’année. Activité totalement à l‘arrêt et pourtant seule source de revenu fiable pour la famille Fasolo. 

Certains sont déjà dans le dur comme Casanueva à Montsoué, en Chalosse. José et Guillaume Bats ont lancé un appel pour constituer une cagnotte via les réseaux sociaux. 

L’éleveur gersois Jean- Louis Darré ne vit lui aussi que de la tauromachie, c’est sa seule activité et il est en grand danger. 

L’Observatoire des Cultures Taurines a demandé jeudi dernier l’aide financière des régions, la fourniture du fourrage des territoires en jachère, une ganaderia c’est au bas mot une tonne d’aliment par jour, et le retour des fonds européens dans le cadre du volet de la PAC concernant la protection des races menacées. Mais l’absence de spectacles cet été risque d’être d’ores et déjà fatale à plusieurs élevages.

L’absence de saison taurine : un problème majeur d’abord pour les gañaderos. 

Le cheptel pâtit déjà des conséquences de la situation économique et sanitaire. Les trois regroupements d’éleveurs qui concernent l’ensemble des gañaderias européennes, Espagne, Portugal et France, annoncent desmesures drastiques. Inédites. Historiques. L’annulation de la totalité des grandes ferias, dont Valence, Arles, Séville, Madrid, Nîmes et Pampelune, celles à venir probablement de Bilbao et Saragosse, impacte terriblement le campo espagnol. Et l’avenir de beaucoup de ganaderias. 

Ricardo Gallardo, le richissime propriétaire de l’élevage de Fuente Ymbro qui avait gracié "Jazmin" le premier toro de l’histoire de La Madeleine, en 2012, a annoncé qu’il allait procéder à l’élimination de la moitié de son cheptel, soit 700 têtes. Du jamais imaginé.

Selon d’autres sources 12.000 toros pourraient être abattus dans les semaines qui viennent. Le président de la principale organisation de gañaderos, Carlos Nuñez, estime lui que 30% des toros qui devaient être combattus d’ici la fin juin auront dépassé l’âge légal et devront être éliminés.

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