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Culture – Loisirs

Landes : la disparition de la romancière Christine de Rivoyre

vendredi 4 janvier 2019 à 14:32 Par Valérie Mosnier, France Bleu Gascogne, France Bleu et France Bleu Béarn

Elle s'était installée dans les Landes, dans la maison familiale d'Onesse-et-Laharie. L'auteure Christine de Rivoyre, qui avait reçu le prix Interallié, il y a 50 ans, pour son roman "Le petit matin", est morte dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris. Elle avait 97 ans.

Christine de Rivoyre récompensée du prix Interallié le 2 décembre en 1968 pour son roman "Le petit matin"
Christine de Rivoyre récompensée du prix Interallié le 2 décembre en 1968 pour son roman "Le petit matin" © AFP

Onesse-et-Laharie, France

Amoureuse des Landes, des jardins, des chevaux et des livres de Colette, la romancière Christine de Rivoyre s'est éteinte dans la nuit de jeudi à vendredi à Paris. Née à Tarbes en 1921, elle avait choisi de s'installer à la fin des années 1970, dans la maison familiale d'Onesse-et-Laharie, entre Morcenx et Saint-Julien-en-Born. C'est dans cette commune qu'habitaient ses sœurs. Elle ne savait pas cuisiner mais avait préfacé le livre "La cuisine landaise" écrit par ces dernières, Eliane et Jacquette.

A Paris, dira-t-elle, "j'étais journaliste, je voyais des gens merveilleux comme Faulkner ou Morand. J'étais amoureuse. Et sportive. Et agitée. Un jour, ma mère est morte. J'ai regardé cette maison qui allait mourir si on ne s'en occupait pas. Alors, je suis partie là-bas. Avec mon chien et de la musique. Et j'ai eu beaucoup de secondes à moi...".

Une oeuvre marquée par l'expérience de la guerre et par les Landes

Ancienne journaliste au Monde puis directrice littéraire de Marie-Claire, membre du jury Médicis de 1971 à 2017, elle avait reçu le prix Interallié il y a 50 ans pour son roman "Le petit matin", dont l'histoire se situe dans le Sud-Ouest à l'époque de l'Occupation, puis en 1984 le prix Paul-Morand de l'Académie Française pour l'ensemble de son oeuvre. "Ses romans, mettant en scène des femmes libres et indépendantes, accompagnèrent l'évolution sociale et culturelle des années 60 et 70. Son oeuvre demeure profondément marquée par l'expérience de la guerre et par les Landes, terre d'enfance et d'élection, où la romancière avait choisi de vivre", détaille Frédéric Maget, qui dirige également la société des Amis de Colette.

Plusieurs adaptations au cinéma

Ses ouvrages, traduits dans de nombreux pays, ont fait l'objet de plusieurs adaptations cinématographiques à l'instar de "La Mandarine", d'Edouard Molinaro avec Annie Girardot et Philippe Noiret, "Les Sultans" de Jean Delannoy avec Gina Lollobrigida ou encore "Le Petit matin" de Jean-Gabriel Albicocco, histoire d'amour entre une jeune fille et un cavalier allemand sous l'Occupation. Après un silence d'une douzaine d'années, elle avait repris la plume en 2007 pour "Archaka" (sur un ami disparu, l'écrivain Alexandre Kalda) et, en 2014, pour un livre de souvenirs "Flying Fox et autres portraits", hommage à un de ces "cracks" (un cheval) qu'aimait tant cette admiratrice de Brigitte Bardot.