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Culture – Loisirs

Le calvaire de Natascha Kampusch inspire une auteure mayennaise

mercredi 9 janvier 2019 à 6:06 Par Martin Cotta, France Bleu Mayenne

Sandrine Périgois, habitante de Mayenne, vient de publier un livre intitulé Ténèbres dans lequel elle raconte la séquestration de Caroline pendant plusieurs mois. Un drame inspiré de l'histoire vraie de l'autrichienne Natascha Kampusch, tristement célèbre depuis 2006.

Natascha Kampuch en avril 2017
Natascha Kampuch en avril 2017 © Maxppp - Sandra Walder

Mayenne, France

Après avoir écrit deux livres, plutôt érotiques, l'auteure mayennaise Sandrine Périgois remet le couvert avec un ouvrage très sombre, paru mi-décembre, intitulé Ténèbres aux éditions Élixyria. Il raconte l'histoire d'une jeune trentenaire, Caroline, en 1974, enlevée et séquestrée par un homme pendant de long mois. Ce livre traite du syndrome de Stockholm*, directement inspiré d'un des plus célèbres fait divers des dernières années : le calvaire de l'autrichienne Natascha Kampusch, enlevée le 2 mars en 1998 et détenue dans une cave jusqu'en 2006, année où elle réussit à s’échapper et à fuir son ravisseur, Wolfgang Přiklopil. France Bleu Mayenne a rencontré Sandrine Périgois.

Votre livre s'inspire donc du drame de Natascha Kampusch ...

"Oui entre autre avec le syndrome de Stockholm. Ce dernier explique que certaines femmes battues restent avec leurs maris violents. On peut rencontrer ce syndrome tous les jours, et c'est quelque chose qui m'a passionné. Comment l'esprit, à un moment donné, peut se formater, voire contourner ses principes pour faire appel à l'instinct de survie."

Dans ce livre vous mettez en scène Caroline une jeune femme, en 1974. 

"Voilà, on est trente ans après la fin de la seconde guerre mondiale et cela a son importance dans l'histoire mais je ne vais pas tout dévoiler. Le syndrome de Stockholm a été reconnu en 1973. Depuis cette année-là, juridiquement on comprend pourquoi les victimes de kidnapping ne se sauvent pas parfois, et ne font pas les démarches pour s'en sortir avant."

Vous avez franchi un cran dans la romance noir après vos deux derniers ouvrages, pourquoi ? 

"Parce que mes deux premiers romans étaient érotiques et fantastiques, et que j'ai eu l'impression d'en faire le tour, en toute humilité. J'avais envie d'aller voir plus loin et de ne pas rester dans une zone de confort. Dans ce livre, le huis-clôt est un gros défi. Il y a deux personnages, un seul lieu, donc la psychologie du personnage est très importante. C'était un défi d'écriture personnel et je ne suis pas mécontente."

Nourrissez-vous une certaine admiration du coup pour Natascha Kampusch, cette autrichienne séquestrée pendant huit ans dans une cave ? 

"Oui, Natascha Kampusch a réussi à se sauver en 2006. Elle a eu le déclic. À un moment elle a eu l'occasion de s'enfuir, comme elle en a eu mille autres avant. Mais là elle s'est dit "c'est la dernière, il faut que je la saisisse". Ensuite son ravisseur s'est suicidé le soir-même. Donc j'ai une admiration pour ce cas-là, mais je suis admirative bien sûr de toutes ces femmes, et ces hommes, qui s'en sortent au quotidien et qui arrivent à déjouer les pièges qu'ont pu tendre des personnes violentes, alcooliques. C'est passionnant à comprendre."

*Le syndrome de Stockholm est un phénomène psychologique au cours duquel les victimes d'une séquestration ou une prise d'otage éprouvent de l'empathie pour leurs ravisseurs et arrivent à s'identifier à eux.  

Le livre Ténèbres (12,90€, édition Élixyria) est disponible en version papier à la librairie du Marais à Mayenne et à l'espace culturel Hyper U, et sur commandes dans toutes les enseignes culturelles de distribution. Ténèbres est aussi disponible en ligne sur les plateformes de téléchargement. D'ailleurs l'ouvrage s'est vendu à une centaine d'exemplaire sur internet. 

À ÉCOUTER | L'intégralité de l'interview de Sandrine Périgois

La couverture du livre Ténèbres - Maxppp
La couverture du livre Ténèbres © Maxppp - Sandrine Périgois / Édition Elixyria