Culture – Loisirs

Le cheval normand Brametot pourrait bien remporter le Prix de l'Arc de Triomphe 2017

Par Bertrand Queneutte, France Bleu Normandie (Calvados - Orne), France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) et France Bleu samedi 30 septembre 2017 à 15:39

Brametot a l'occasion de réaliser un triplé historique dans l'histoire des courses hippiques
Brametot a l'occasion de réaliser un triplé historique dans l'histoire des courses hippiques - Zuzanna Lupa - Haras de Montfort et Préaux

Brametot, du nom d'une petite commune Seine Maritime, appartient à un éleveur du Havre et constitue l'une des plus grandes chances françaises sur la 96ème édition de l'Arc de Triomphe, ce week-end : la plus prestigieuse course mondiale de galop.

Brametot est ce qu'on appelle un crack ! A trois ans, ce pur sang a déjà remporté six des huit courses qu'il a disputées, parmi lesquels le prestigieux Prix du Jockey-Club de Chantilly, en juin dernier. Engagé sur l'Arc de Triomphe 2017, ce week-end, ce pur-sang est donc logiquement l'un des favoris pour la plus belle course de galop du monde, avec une dotation à 2,8 millions d'euros. Un événement auquel assisteront près de 60.000 spectateurs à l'hippodrome de Chantilly, et que suivront près d'un milliard de téléspectateurs dans une trentaine de pays.

Reportage de Bertrand Queneutte pour France Bleu :

Brametot, le pur-sang d'un passionné normand

Depuis dix ans qu'il est dans les courses hippiques, Gérard Augustin-Normand a pris pour habitude de donner à ses chevaux le nom d'une commune de sa région. Brametot est donc un petit village de Seine-Maritime (185 habitants), mais il est aussi un superbe pur-sang, né en Irlande et arrivé en Normandie (Haras de Montfort et Préaux) à l'âge de six mois, où il a été élevé jusqu'à l'aube de sa deuxième année. Devenu un crack, il appartient désormais en partie à un autre homme : Joaan bin Hamad Al Thani, l'émir du Qatar, à la tête des célèbres écuries Al Shaqab. Et c'est à Pau qu'il s'entraîne depuis plus d'un an, avec Jean-Claude Rouget, quand il n'est pas monté en course par l'italien Cristian Demuro.

Descendant de la famille des chantiers navals du Havre, Gérard Augustin-Normand est PDG de Richelieu Finances, mais il est aussi un habitué des hippodromes depuis une dizaine d'années. Propriétaire d'une centaine de chevaux, il a notamment "mis au monde" une sacrée bête : Le Havre. Un pur-sang élu meilleur mâle de 3 ans en France, après avoir lui aussi remporté le Prix du Jockey-Club en 2009.

Quelles chances pour Brametot ?

A en croire les spécialistes, Brametot n'est pas le grand favori de l'épreuve, mais il est l'un des outsiders les plus redoutables. Ainsi, il pourrait bien succéder à Treve, une pouliche bas-normande sacrée sur l'Arc de Triomphe en 2013 et en 2014, et montée alors par Thierry Jarnet.

S'il veut l'emporter, Brametot devra parfaitement négocier sa sortie des boîtes, ce qui n'est pas son fort. Si il parvient, il pourrait alors s'envoler vers les sommets, lui dont les retours en ligne droite sont décrits comme époustouflants.

Le haras de Montfort et Préau : une fabrique de champions !

Considéré comme le meilleur étalon français, Le Havre est hébergé par le haras de Montfort et Préaux dans le Calvados - Aucun(e)
Considéré comme le meilleur étalon français, Le Havre est hébergé par le haras de Montfort et Préaux dans le Calvados - Photo de Asunción Piñeyrúa - haras de Montfort et Préaux

Elevé des champions, le haras de Montfort et Préaux sait faire ! Situé à Meulles, près de Lisieux (14), l'établissement a non seulement fait grandir Brametot, mais il abrite aussi et surtout deux étalons très demandés. Son père, Rajsaman, dont les saillies valent autour de 8.000 euros. Mais surtout le célèbre "Le Havre" : ancien champion, vainqueur notamment du Jockey Club en 2009, le protégé de Gérard Augustin Normand a parfaitement réussi sa reconversion puisqu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des meilleurs étalons de France, et même d'Europe. Géniteur de deux pouliches sacrées à deux ans d'intervalle sur le Prix de Diane (Avenir Certain en 2014 et La Cressionnière en 2016), ses saillies valent aujourd'hui 60.000 euros.

Rajsaman est le père de Brametot, qui s'aligne sur l'Arc de Triomphe 2017 - Aucun(e)
Rajsaman est le père de Brametot, qui s'aligne sur l'Arc de Triomphe 2017 - Photo de Asunción Piñeyrúa - haras de Montfort et Préaux