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"Le décor est là mais c'est vide" : la nostalgie s'empare de Cannes, pour la première fois sans festival

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La 73e édition du festival de Cannes aurait dû se clôturer ce samedi, mais il n'en est rien. Annulé à cause de la crise sanitaire, il laisse un Palais des festivals orphelin. Et des passants nostalgiques face à ce grand vide.

Pour la première fois, Cannes se retrouve sans son mythique festival de cinéma. Pour la première fois, Cannes se retrouve sans son mythique festival de cinéma.
Pour la première fois, Cannes se retrouve sans son mythique festival de cinéma. © Radio France - Bastien Munch

Au pied des marches du Palais des festivals, c'est le silence qui marque. Sur ce tapis rouge raccourci, pas de cris de la foule ou de crépitements de flash des photographes. Alors que le festival de Cannes aurait dû se terminer ce samedi 23 mai, la Croisette reste muette : pas de festival cette année à cause de la crise sanitaire du coronavirus. Seuls quelques photographes amateurs immortalisent leur passage devant ce lieu devenu mythique.

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"Je veux une photo pour être la star, vu qu'il n'y en a pas eu", s'amuse Carole. Beaucoup sont nostalgiques en cette période d'habitude si festive. "Regarder la montée des marches de loin, avec la musique mythique de Camille Saint-Saëns, toutes ces personnes en tenue de soirée à longueur de journée, se souvient Marie, Cannoise depuis 15 ans. Bien sûr que ça me manque. On n'a pas l'occasion d'aller tous les ans à Los Angeles donc ça faisait venir les stars un peu chez nous."

"C'est d'une grande tristesse, c'est le grand vide."

"C'est atroce, déplore Brigitte, qui vient au festival presque tous les ans depuis les années 70. Je suis venue au pied des marches pour me rendre compte de comment ça rend sans festival. Le décor est là, mais c'est vide."

Un calme retrouvé

En revanche pour Pascale, qui se balade sur la Croisette, l'annulation du festival est un mal pour un bien. "C'est enfin un mois de mai un peu plus calme. Pas de voitures partout, de musique sur toute la Croisette... On retrouve un peu le Cannes d'autrefois", savoure la Cannoise. Son mari surenchérit : "Même par rapport à la pollution visuelle. Pendant le festival, il y a plein de bâtiments qui sont construits et qui nous gâchent la vue sur la mer."

Le Palais des festivals totalement déserté en plein mois de mai à Cannes. © Radio France - Bastien Munch

L'absence de festival rend aussi la circulation beaucoup plus fluide dans le centre de Cannes. C'est ce que savoure Pascal, en train de changer la chambre à air de son vélo. "Pendant le festival, les routes cannoises sont impraticables. Là au moins, ça me permet de traverser la ville sans être bloqué par des cortèges de stars."

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