Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Le domaine de Pescheray accueille trois petits ratons crabiers

-
Par , France Bleu Maine

Le domaine de Pescheray est le seul zoo en France qui héberge des ratons crabiers. Trois jeunes mammifères de cette espèce ont débarqué, mardi 29 octobre 2019. Ils viennent d'un parc zoologique du Texas.

L'un des trois ratons, plus curieux que les autres, s'intéresse au responsable du zoo de Pescheray, Anthony Cerefice. Pourtant, il n'est pas habitué à sa présence.
L'un des trois ratons, plus curieux que les autres, s'intéresse au responsable du zoo de Pescheray, Anthony Cerefice. Pourtant, il n'est pas habitué à sa présence. © Radio France - Clémentine Sabrié

Le Breil-sur-Mérize, France

Les trois ratons crabiers dorment en boule, les uns sur les autres, au fond de leur petite cabane du domaine de Pescheray. "Ils ont encore des têtes de bébé", sourit Anthony Cerefice, le responsable du parc zoologique. La fratrie est arrivée en Sarthe mardi 29 octobre. Pour l'instant, elle reste à l'intérieur, le temps de s'acclimater. Tous les trois sont nés dans un zoo du Texas, aux Etats-Unis, au mois de juin dernier. Ils ont rejoint ici un raton crabier un peu plus âgé, qui était tout seul depuis la mort d'un autre en 2018. "L'enclos est quand-même grand, assez bien aménagé", montre  le directeur. "C'est toujours un peu dommage de ne présenter qu'un seul individu au public." En France, le zoo sarthois est le seul qui accueille cette espèce. Au niveau européen, ils ne sont que trois parcs zoologiques à en héberger.

Des mains agiles pour se déplacer et se nourrir

Lorsqu'il passe le pas de la porte de la petite cabane des ratons, Anthony Cerefice éveille la curiosité de l'un d'eux. Il s'étire et s'avance vers l'homme. Le petit mammifère descend le long d'une branche, en faisant bien attention à chaque appui. Il agrippe un rameau dans sa main, sous l’œil attentif du responsable du parc.

Ils se servent des mains comme d'un outil, un petit peu comme les humains.

"Il n'a pas de pouce opposable comme les singes, mais il a une dextérité qui lui permet de saisir les choses", explique Anthony Cerefice. Le raton crabier est originaire des zones humides d'Amérique du Sud et centrale. Il se nourrit de crabes, comme l'indique son nom, mais aussi d'autres crustacés et de poissons. Pour pêcher et décortiquer ses proies, l'animal utilise ses mains agiles. 

Ce raton crabier n'est pas farouche ! Il a posé plusieurs fois sa main sur le bras d'Anthony Cerefice. - Radio France
Ce raton crabier n'est pas farouche ! Il a posé plusieurs fois sa main sur le bras d'Anthony Cerefice. © Radio France - Clémentine Sabrié

Au fond de la cabane, deux ratons ronronnent. Ils se touchent le ventre, l'un, l'autre. Puis, les deux frères frottent leur tête l'une contre l'autre. "Je ne saurais pas  vous dire ce qu'ils se racontent, mais ils sont en train d'échanger. En plus, ils se connaissent très bien puisque c'est une fratrie. Ils sont très liés", commente Anthony Cerefice.

L'espèce n'est pas en danger

Le responsable du zoo de Pescheray trouve ces animaux "très intelligents et très adroits". Il les a fait venir de l'autre côté de l'océan Atlantique pour continuer de la montrer au public français. "Ce n'est pas parce que cette espèce n'est pas menacée que ce n'est pas intéressant de la présenter et d'en parler", précise-t-il. Le domaine de Pescheray participe régulièrement à des opérations de sauvegarde des espèces. En mai, deux bisons européens sont partis en direction de l'Azerbaïdjan. Aux dernières nouvelles, leur temps d'adaptation s'est bien passé. Leur troupeau va bientôt être lâché dans la nature.

Avec les ratons crabiers, il n'y a pas d'enjeu de conservation particulier. Anthony Cerefice y voti, tout de même, un atout pédagogique. "Ça permet d'autres problématiques environnementales", souligne le directeur. Cette espèce exotique envahissante peut représenter une menace si elle est libérée dans le mauvais écosystème. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu