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Culture – Loisirs

PORTRAITS - Le festival international de musique de Besançon en cinq personnalités

jeudi 23 août 2018 à 18:37 - Mis à jour le vendredi 7 septembre 2018 à 15:05 Par Romain Chevalier, France Bleu Besançon

Pour la 71e édition du festival international de musique de Besançon, du 7 au 16 septembre 2018, France Bleu Besançon, vous fait découvrir cinq protagonistes qui participent à cet événement dédié à la musique classique. Voici leurs portraits.

Des spectateurs à l'écoute lors d'un concert de musique classique au théâtre Ledoux.
Des spectateurs à l'écoute lors d'un concert de musique classique au théâtre Ledoux. - Yves Petit

Besançon, France

La 71e édition du festival international de musique de Besançon se tient ce vendredi et jusqu'au 16 septembre. A cette occasion, France Bleu Besançon vous fait découvrir cinq protagonistes qui participent et jouent un rôle dans le cadre de cet événement dédié à la musique classique. Partez à leur rencontre !

L’œil du photographe

Au fil des années, Yves Petit est devenu le photographe officiel du festival. Rien ne lui échappe. Pourtant lorsqu'un concert commence, il cherche à se faire le plus discret possible. "Je rase les murs, je me baisse tout le temps, je suis presque à quatre pattes", commente-t-il. Et il cherche surtout à prendre ses photos au bon moment : "En musique classique, il y a des moments de silence très beau, et si quelqu'un déclenche, cela gâche tout"

Le photographe du festival, Yves Petit.  - Aucun(e)
Le photographe du festival, Yves Petit. - Yves Petit

Le photographe tente de faire le moins de bruit possible et n'utilise aucun flash. "Il ne faut surtout pas, cela pourrait déranger un artiste qui lit une partition. Puis pour le spectateur un coup de flash ce n'est pas agréable", poursuit Yves. Mais ce qui hante par dessus tout le photographe, c'est de déranger un concert : "J'ai déjà entendu plusieurs fois des régisseurs ou des producteurs dire : _'s'il y a le moindre bruit on arrête le concert'_".  Et pour ne pas gêner le public, le photographe ne cesse de se déplacer : "Je ne fais jamais deux fois une photo au même endroit. De cette manière, je dérange un spectateur qu'une seule fois"

Festival de musique de Besançon - Portrait du photographe

La spectatrice fidèle

Cette petite dame blonde, la canne à la main, pourrait être l'âme de ce festival. Cela fait 39 ans qu'elle ne rate pas une seule édition. Mais pourtant, elle ne se décrit pas comme une spécialiste de musique classique mais plutôt comme une passionnée. "J'ai fait un peu de musique, comme tout le monde, mais c'est tout. Je ne fais pas de critiques ni rien, je me laisse simplement _porter par la passion_", témoigne Brigitte Adessi. 

Brigitte se rend au festival international de musique de Besançon depuis 1979. - Aucun(e)
Brigitte se rend au festival international de musique de Besançon depuis 1979. - Brigitte Adessi

A l'entrée de chaque concert, elle tend donc l'oreille pour écouter les échanges entre les spectateurs et elle se souvient d'une année où le geste d'un chef était sur tous les lèvres : "A un moment, il est parti dans son élan, il a lancé sa baguette, elle partie en arrière et c'est un spectateur qui l'a rattrapée tout en délicatesse." Mais le pêché mignon de Brigitte c'est surtout le concours de chef d'orchestre, qui se déroule une année sur deux.

Elle en raffole tellement que depuis huit ans, elle héberge un candidat. "J'ai reçu un Coréen, deux fois une Chinoise et un Portugais." La fidèle spectatrice devient alors une fervente supportrice. Elle les suit partout, les accompagne : "Je me dis pourvu qu'il passe, sa prestation elle était bien, puis après je suis toute déçue quand celui que j'héberge ne se qualifie pas".  

Festival de musique de Besançon - Portrait de la spectatrice

La présidente de l'association

Depuis début juin 2018, Myriam Grandmottet est la nouvelle présidente de l'association du festival. Et ce nouveau titre l'inquiète un peu car dorénavant cette quinquagénaire souriante représente le festival. "Mon boulot, ça va vraiment être de travailler sur le mécénat, sur les partenariats mais aussi nos relations avec nos financeurs sans qui le festival ne vivrait pas", détaille-t-elle. 

Myriam Grandmottet, la nouvelle présidente de l'association du festival.  - Aucun(e)
Myriam Grandmottet, la nouvelle présidente de l'association du festival. - Yves Petit

Avant d'être présidente de l'association, Myriam était bénévole et il était parfois difficile de concilier ce rôle avec son métier de médecin généraliste. "Pendant toute cette période, soit je prenais des vacances et quelqu'un venait me remplacer, soit mon époux, avec lequel je suis associé, prenait le relais. C'est lui qui assurait mes arrières", dit-elle en souriant. Aujourd'hui, son nouveau poste est beaucoup moins intense pendant le festival, mais elle n'oublie pas sa précédente fonction : "Je garde toujours l'esprit bénévole, c'est _un peu ma deuxième famille_. Je vais donc les mettre en valeur". 

Festival de musique de Besançon - Portrait de la présidente

Le chef des bénévoles

Débardeur de foot sur le dos, casquette visée sur la tête, avant le début du festival, Martin Philippe est à la cool. Il se charge de la préparation : "Je dois faire un maximum de courses pour accueillir tous les artistes que l'on va recevoir. Mais je dois aussi installer tous les bureaux qui seront dédiés à l'équipe du festival et aux bénévoles." Mais dans quelques heures, il aura troqué ses habits de tous les jours contre un costume noir. Avec une soixante de bénévole sous ses ordres, il doit être à l’affût du moindre problème. "Que cela soit au niveau des artistes ou de l'organisation, il y a toujours des imprévus. Je dois donc _réagir le plus discrètement possible pour que cela ne se voit pas auprès du public_", raconte Martin. 

Martin Philippe, le chef des bénévoles.  - Aucun(e)
Martin Philippe, le chef des bénévoles. - Yves Petit

En cinq années de festival, le chef des bénévoles a du gérer de nombreux imprévus : "J'ai déjà assisté à un loupé d'aéroport ou encore à une erreur d'hôtel". Dans ces moments là, Martin n'hésite pas à mettre la main à la pâte. Même chose quand il faut répondre aux caprices de certains artistes. "Souvent _ils ont besoin de babysitters pendant qu'ils jouent leurs spectacles_. C'est des petites demandes, mais le souci c'est que l'on a beaucoup de concerts en même temps." Pendant dix jours, Martin ne vit que pour cet événement. 

Festival de musique de Besançon - Portrait du chef des bénévoles

Le compositeur de la balade musicale

Lors de notre rencontre, Christian Girardot, a eu du mal à se dévoiler. Mais il faut admettre que le compositeur est un personnage très actif, impliqué dans une multitude de projets. Alors, pour dessiner les contours de sa personnalité, il préfère parler de ses œuvres. Dans le cadre du festival, c'est lui l'instigateur de l'harmonie nautique, la balade musicale sur le Doubs. "En me rendant à la biennale d'art contemporain de Venise, j'ai découvert le projet d'un artiste qui faisait jouer des musiciens sur un bateau. Et j'avais trouvé l'idée assez poétique", raconte-t-il.

Christian Girardot, l'instigateur de l'harmonie nautique.  - Aucun(e)
Christian Girardot, l'instigateur de l'harmonie nautique. - Michel Gantner

Le compositeur, également amoureux de sport, importe alors le concept à Besançon, puis en parle au sport nautique bisontin. Et par surprise il découvre qu'une barque existe déjà : "Au XIXe siècle, lors de la création du club, _le sport nautique avait construit un bateau musical_. Et des artistes jouaient lors de différentes fêtes nautiques." Bingo ! Depuis maintenant quatre ans et le lancement de cette balade musicale sur le festival, la société sportive fournit le bateau et les pagayeurs. Quant à Christian, il choisit les musiciens. 

Généralement, il s'agit d'un quintette de cuivres, composé de trompette, cor, tuba et trombone. Mais la plus grosse inquiétude pour le compositeur reste la météo. Elle provoque d'ailleurs quelques couacs. "Une année le temps était vraiment incertain, puis à un moment donné, il s'est mis à pleuvoir quelques gouttes. Le corniste s'est arrêté de jouer _en me faisant comprendre qu'il avait un cor tout neuf et que cela allait abîmer le vernis_", se remémore Christian. 

Festival de musique de Besançon - Portrait du compositeur