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Le film La Haine a 25 ans et il a changé beaucoup de choses à Chanteloup-les-Vignes, son lieu de tournage

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Le film La Haine fête ses 25 ans et pour l'occasion plusieurs salles de cinéma d'Île-de-France rediffusent le film à partir de ce mercredi. Ce dernier a été tourné en 1995 à Chanteloup-les-Vignes et avait apporté un vent nouveau à une époque alors difficile dans certains quartiers.

Capture d'écran du film.
Capture d'écran du film.

Pour célébrer son 25e anniversaire, le film "La Haine" sort de nouveau dans les salles obscures des cinémas à partir du mercredi 05 août. De quoi donner des souvenirs à l'ancien maire de Chanteloup-les-Vignes, là où l'œuvre majeure de Mathieu Kassovitz a été tournée.

Les jeunes ont participé au film

"Personne ne voulait accueillir ce film pour le tournage." Pierre Cardo, ancien maire de Chanteloup-les-Vignes entre 1983 et 2009, se rappelle comme si c'était hier de la venue de Mathieu Kassovitz et de son équipe. Le film ne s'appelle pas encore "La Haine" mais "Droit de cité". "J'ai encore le clap avec l'ancien titre à la maison".

"Ils recherchaient une commune qui accepte le tournage", se remémore l'édile. "Alors que nous étions en pleine période d'émeutes dans les quartiers sur la région parisienne, c'était très chaud à l'époque. Personne ne voulait. Kassovitz m'a envoyé le chemin de fer (NDLR : document avec le scénario et le projet de mise en scène du film) que j'ai lu. (...) Après tout, si on arrivait à démontrer qu'on pouvait arriver à tourner ce film chez nous sans incident, grâce à la médiation et à la communication."

Ce qu'a apprécié Pierre Cardo, c'est de voir que le réalisateur Mathieu Kassovitz a demandé à des personnes des quartiers où il tournait de jouer les figurants. "C'est devenu leur film, ils se le sont approprié et à partir de là il n'y a plus eu de problème. Il y a même certains habitants qui ont confondu des figurants habillés en CRS avec de réels agents des forces de l'ordre. Ils croyaient que la police était enfin intervenue, alors que ce n'était pas du tout le cas", en sourit encore le maire de Chanteloup-les-Vignes. 

Un avant et un après 

Pour Pierre Cardo, c'était l'illustration d'un discours qu'il a longtemps tenu : "Quand on transforme les jeunes de la population en acteurs, dans tous les sens du terme, ils s'impliquent dans la vie sociale. Ce sentiment d'appartenance à une communauté est essentiel. À partir du moment où l'autorité permet ça, le regard change un peu. Ce film les a fait exister. Il faut que beaucoup de gens investissent dans les quartiers, pas seulement l'État. Et là Kassovitz a eu une riche idée."

Avant la sortie officielle du film en 1995, toutes les personnes qui ont participé au tournage du film ont été invitées à une projection privée en compagnie de Mathieu Kassovitz. Une partie des figurants a même accompagné l'équipe du film au Festival de Cannes où "La Haine" a remporté le Prix de la mise en scène.

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