Culture – Loisirs

Le kiosque de Romans-sur-Isère teste son acoustique

Par Solène Cressant, France Bleu Drôme-Ardèche jeudi 2 février 2017 à 19:00

L'édifice a été inauguré à Romans en 1888
L'édifice a été inauguré à Romans en 1888 © Radio France - Solène Cressant

Journée test ce mercredi sous le vieux kiosque de Romans-sur-Isère (Drôme). Une étude acoustique de l'édifice construit en 1888 a eu lieu dans le cadre de sa rénovation. Des essais pour mesurer l'ampleur des travaux qui doivent être menés par un architecte du patrimoine.

L'objectif est de redonner au kiosque sa fonction d'antan, celle de place de concerts. Pour cela, les travaux doivent être évalués et notamment les travaux d'acoustique. Un ingénieur du son a donc pris des mesures ce mercredi et il l'assure, l'acoustique n'est déjà pas si mauvaise. Et pour mesurer l'acoustique c'est un instrument très peu musical qui est utilisé: une enceinte qui crache un bruit dit "rose", bruit qui permet d'avoir un spectre sonore large et diffusé aux endroits voulus.

Julien Sullerot, ingénieur acoustique s'occupe des mesures. Mais sous un toit circulaire, fait de lattes de bois, entouré de fines colonnes de fer forgés, en plein centre de la place de la mairie, difficile d'imaginer une bonne acoustique. "Tout réside essentiellement dans le plafond qui ne sert pas qu'à protéger les musiciens de la pluie. Il permet d'exacerber les reflexions acoustiques, permets aux musiciens de mieux s'entendre entre eux et bien sûr, d'être mieux entendus."

"Le plafond ne sert pas qu'à protéger de la pluie, il a un vrai rôle dans l'acoustique. "
— Julien Sullerot, ingénieur

Le plafond est convexe explique l'ingénieur, avec ses lattes de bois, il a été très bien pensé au moment de la construction la fin du 19è siècle. S'il doit être rénové pour améliorer la qualité du son il vaut mieux privilégier, selon Julien Sullerot, un certain type de musique: "le kiosque tel qu'il est défini aujourd'hui, se prête mieux aux orchestres d’acoustique naturelle donc des chanteurs, des solistes, des fanfares".

Pas question de faire du kiosque une salle de concert, l'idée est de lui faire garder son esprit XIXe. C'est main dans la main, avec l'architecte du patrimoine engagé par la mairie, que l'ingénieur du son va estimer l'ampleur des travaux de rénovation.