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Issoudun : le musée de l'Hospice Saint-Roch accueille des visiteurs malgré les interdictions

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Par , France Bleu Berry

Le musée d'art contemporain d'Issoudun rouvre ses portes à des petits groupes de visiteurs, sur rendez-vous. Le gouvernement a fermé les musées et tous les lieux culturels le 30 octobre 2020.

Le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun accueille des petits groupes de visiteurs.
Le musée de l'Hospice Saint-Roch d'Issoudun accueille des petits groupes de visiteurs. © Radio France - François Chagnaud

L'Hospice Saint-Roch tient le cap. Le musée accueille de nouveau des visiteurs depuis le samedi 20 mars. Le maire André Laignel avait annoncé cette réouverture et celle de tous les lieux culturels de la commune, sous la règle d'un protocole sanitaire "maison", le jeudi 18 mars depuis le théâtre du centre Albert-Camus. Les galeries de l'Hospice Saint-Roch sont accessibles à des groupes de 15 visiteurs maximum, sur réservation du mercredi au dimanche. Deux créneaux horaires sont ouverts chaque jour. 

Une formule qui n'a pas été approuvée par la préfecture de l'Indre

Cette formule, inspirée du protocole sanitaire appliqué dans les grandes surfaces ou les magasins n'a pas été approuvée par la préfecture de l'Indre. André Laignel n'en est pas à son coup d'essai. L'édile avait tenu tête et rendu les galeries du musées accessibles aux visiteurs sous forme de "déambulation" au mois de février. Cette entorse aux règles avait connu un certain succès, jusqu'à ce que la justice ne s'en mêle. 

Pour justifier cette réouverture, la conseillère déléguée à la culture, Sophie Cazé entend pointer du doigt l'incohérence des règles sanitaires appliquées aux musées. Certains établissements bénéficieraient d'un traitement de faveur. "C'est pratiqué dans des grands musées nationaux, directement en lien avec le ministère de la Culture. Donc nous prenons exemple. Pourquoi ces visites seraient-elles possibles au centre Pompidou et pas au musée d'Issoudun ?", questionne la conseillère. Si le célèbre musée d'art contemporain parisien fait bien mention de "visites guidées", il ne s'agit pas de visites physiques des lieux, mais bien virtuelles, en vidéo. 

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Des propositions "expérimentales" retoquées 

Les projets de libération des lieux culturels du maire d'Issoudun ont du plomb dans l'aile depuis l'annonce de la réouverture de tous les lieux de culture de la ville, le 18 mars dernier. Le musée de l'Hospice Saint-Roch, la Boîte à Musique, la Tour Blanche sont bien ouverts, sous conditions. En revanche, le préfet de l'Indre a formellement retoqué les deux propositions "expérimentales" d'André Laignel. L'édile proposait un spectacle-test, avec 200 spectateurs réunis au centre Albert-Camus ainsi que des projections de documentaires aux cinémas Les Elysées. La mairie ne s'engagera pas dans le bras de fer sur ce point. 

Nous proposons de la culture, où est le crime ? - Sophie Cazé 

Jusqu'où ira la politique de déconfinement culturel de la municipalité issoldunoise ? "Ce n'est pas une lutte, c'est une affirmation que la culture doit vivre, que la culture doit vivre, que les artistes doivent vivre, que les expositions doivent être vues", lance Sophie Cazé.

Et en cas d'ennuis juridiques ? "Nous sommes des républicains des citoyens. Nous proposons de la culture, où est le crime ? (...)Chacun prendra ses responsabilités, nous prenons les nôtres. Nous ne mettons pas en danger nos concitoyens", tranche Sophie Cazé. 

Un tête-à-tête privilégié

Le carnet de réservations est loin d'être plein llors du deuxième week-end de réouverture aux groupes, 24 visiteurs ont admiré les galeries du musée. Ce mercredi après-midi, une seule visiteuse déambule entre les œuvres de la sculptrice Maria Papa Rotkowska, exposées dans les vastes salles d'exposition. "Je suis vraiment contente que l'on puisse revenir, cela me manquait beaucoup, se réjouit Patricia. Etant ancienne Parisienne, j'avais l'habitude d'aller au musée du Louvre tous les mois. Le fait qu'on puisse rouvrir les galeries et les expositions, même sur rendez-vous, ça me fait plaisir. On peut palper ce que l'artiste a fait et désiré donner de lui-même", se réjouit la visiteuse avant de poursuivre sa déambulation, en silence et à petits pas. 

Les visites du musée d'Issoudun ne font pas le plein.
Les visites du musée d'Issoudun ne font pas le plein. © Radio France - François Chagnaud

"Rien ne vaut un regard, une proximité avec les œuvres", renchérit Sophie Cazé en embrassant du regard les courbes des statues de marbre de Rotkowska. La scénographie est pour elle un élément essentiel d'une visite au musée. "Sur ce fond gris les différents roses du marbre de Carrare, certains veinages, ressortent particulièrement bien. Cette scénographie tente de mettre en valeur ces œuvres. Rien ne vaut ce va-et-vient du regard", conclut Sophie Cazé. 

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