Culture – Loisirs

Le musée de la Sorcellerie va t-il disparaitre dans le Cher ?

Par Michel Benoît, France Bleu Berry et France Bleu jeudi 29 octobre 2015 à 7:00

Les créateurs du musée veulent profiter d'une retraite bien méritée
Les créateurs du musée veulent profiter d'une retraite bien méritée © Radio France - Michel Benoit

Après vingt-trois saisons d'existence, le musée de la sorcellerie de Concressault, dans le Nord du Cher, est à la recherche d'un nouveau propriétaire. Serge et Brigtte Van Poucke veulent passer le relais. Reste à trouver le bon profil.

Le musée de la sorcellerie de Concressault, près d’Aubigny sur Nère, dans le Nord du Cher, rouvrira t-il ses portes l’année prochaine ? Rien n’est moins sûr… Ses propriétaires partent en retraite et l’ont mis en vente.

Brigitte et Serge Van Poucke l’ont ouvert en juin 1993. Le musée de la sorcellerie accueille jusqu’à 42.000 visiteurs chaque année. Cela en fait l’un des principaux équipements touristiques du Cher, mais aucune collectivité n’est intéressée pour le reprendre. Le musée clôt sa saison ce dimanche 1er novembre… Le couple a reçu quelques appels mais rien d’abouti pour le moment. Ses créateurs ne veulent pas le vendre à n’importe qui ! Certains voulaient transformer le lieu en discothèque.

Il faut trouver une personne passionnée par ce thème de la sorcellerie, mais capable également de gérer un tel site. Le musée de la sorcellerie, c'est six emplois directs. L'entreprise est viable puisqu'elle vit depuis vingt-trois sans aucune subvention.

Le dragon de Concressault s'envolera t-il vers de nouvelles aventures ? - Radio France
Le dragon de Concressault s'envolera t-il vers de nouvelles aventures ? © Radio France - Michel Benoit

Le musée, c’est 1.200 m2, une trentaine de scènes reconstituées, une centaine de personnages taille réelle, tous fabriqués par Serge Van Poucke et son épouse… C’est aussi, l’école des sorciers et la forêt des sorcières où pousse la mandragore !

Une chose est sûre, l’été prochain, Brigitte et Serge Van Poucke comptent bien faire comme tout le monde : prendre des vacances, ce qui ne leur est plus arrivé l’été depuis 23 ans.