Culture – Loisirs DOSSIER : Selfie avec des pandas, prise de sang sur des alpagas : bienvenue dans les coulisses du Parc du Reynou

Le parc zoologique du Reynou, en perpétuel renouvellement

Par Nathalie Col, France Bleu Limousin jeudi 11 août 2016 à 19:18

Depuis cette année, le parc du Reynou héberge deux tigres de Sumatra, une espèce en danger critique d'extinction - © Parc du Reynou
Depuis cette année, le parc du Reynou héberge deux tigres de Sumatra, une espèce en danger critique d'extinction - © Parc du Reynou - Parc du Reynou

Toute cette semaine France Bleu Limousin vous emmène dans les coulisses du parc zoologique du Reynou, situé au Vigen, près de Limoges. Il héberge 600 animaux de 135 espèces différentes. Et chaque année, il accueille de nouveaux pensionnaires choisis selon des critères très étudiés.

Les petits derniers, si on peut dire, ce sont des tigres de Sumatra, une espèce est en danger critique d'extinction. Topan, un jeune mâle et Sigra, une femelle de 16 ans, sont ainsi arrivés au printemps en provenance de zoos anglais et irlandais. Ces derniers mois ils ont appris à se connaitre et aussi à travailler avec leurs nouveaux soigneurs.

Les tigres apprennent le français depuis leur arrivée au parc du Reynou

Marion aux petits soins pour aider ces grands fauves à s'acclimater : "Il faut prendre plus de temps avec eux, passer plus souvent. Dans leur ancien parc ils avaient aussi l'habitude de faire du training avec leurs soigneurs donc il faut maintenir ça." Pour arriver à faire comprendre leurs ordres, les soigneurs doivent aussi faire en sorte que les animaux passent de l'anglais au français. Une tache prenante mais passionnante.

Une nouvelle arrivée se prépare plusieurs années à l'avance 

Pour chaque nouveau pensionnaire, il faut aussi réfléchir au lieu d'hébergement. Un nouvel enclos très vaste a ainsi été construit spécialement pour les tigres de Sumatra. Ce sont parfois des investissements lourds et ça implique de réflléchir très en amont. "On établit un plan de collection. On a déjà des espèces en tête sur les cinq à dix ans à venir", précise Nicolas Lefrère, le directeur du parc. Mais pas question pour lui d'en dire plus sur les futurs arrivées pressenties. Ça dépend de nombreux facteurs. Il faut notamment passer par un organisme international qui regroupe une grande partie des zoos et aquarium européens et qui coordonne les échanges d'animaux.  Ces échanges "permettent de modifier, améliorer le cheptel dans les différents parcs, pour créer de nouveaux couple reproducteurs. Pour avoir des groupes plus sains d'un point de vue génétique, dans l'objectif de préserver les espèces qui sont menacées et qui sont dans les parcs zoologiques' ajoute Aude Halewyn Desmoulin, la responsable science et éducation du Reynou.

Les visiteurs peuvent influencer le choix

Le parc tient aussi compte des envies des visiteurs. Car s'ils viennent, ça rapporte de l'argent qui permet de continuer à financer la préservation des espèces. La demande la plus fréquente c'est de voir des éléphants, mais  ce n'est pas du tout d'actualité au parc du Reynou, car ça demande une trop grosse infrastructure. En revanche Aude Halewyn Desmoulin ne désespère pas de voir arriver des gorilles d'ici sept à dix ans. En tout cas, elle milite pour parce que c'est son espèce fétiche et que ces grands singes ont aussi besoin de soutien.