Culture – Loisirs

Le prix Goncourt décerné à Leïla Slimani pour "Chanson douce"

Par Marina Cabiten, France Bleu jeudi 3 novembre 2016 à 12:54

Leïla Slimani, Goncourt 2016
Leïla Slimani, Goncourt 2016 © AFP - Joel Saget

Le prix Goncourt, le plus prestigieux de l'édition francophone, a été décerné jeudi à Leïla Slimani, 35 ans, pour "Chanson Douce" publié chez Gallimard.

Les prix Goncourt et Renaudot ont été décernés ce jeudi, ce sont les plus convoités du milieu de l'édition en France. Le Goncourt revient à Leïla Slimani pour "Chansondouce" chez Gallimard, le Renaudot à la romancière et dramaturge Yasmina Reza pour "Babylone", publié chez Flammarion. Deux romans où une situation au départ banale tourne mal.

La dérive d'une nounou

"Chanson douce" relate l'histoire d'un couple et de la nounou qu'ils ont embauché pour leurs deux enfants. "Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l'affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu'au drame." résume l'éditeur, qui ajoute : "À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c'est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l'amour et de l'éducation, des rapports de domination et d'argent, des préjugés de classe ou de culture."

Il s'agit du second roman de Leïla Slimani, qui a 35 ans.

Une fête qui tourne au drame

Yasmina Reza signe quant à elle avec "Babylone" son troisième roman. Une fête bourgeoise vire au cauchemar. Voici le résumé de l'éditeur : "Tout le monde riait. Les Manoscrivi riaient. C'est l'image d'eux qui est restée. Jean-Lino, en chemise parme, avec ses nouvelles lunettes jaunes semi-rondes, debout derrière le canapé, empourpré par le champagne ou par l'excitation d'être en société, toutes dents exposées. Lydie, assise en dessous, jupe déployée de part et d'autre, visage penché vers la gauche et riant aux éclats. Riant sans doute du dernier rire de sa vie. Un rire que je scrute à l'infini. Un rire sans malice, sans coquetterie, que j'entends encore résonner avec son fond bêta, un rire que rien ne menace, qui ne devine rien, ne sait rien. Nous ne sommes pas prévenus de l'irrémédiable."

"Une chanson douce", Gallimard, 12,99 euros.

"Babylone", Flammarion, 20 euros.

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