Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Les adeptes d'arts martiaux historiques européens sont sur le campus de Dijon

jeudi 10 mai 2018 à 18:44 Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne

Environ trois cents adeptes d'arts martiaux historiques venus de toute l'Europe sont rassemblés sur le campus de Dijon. Jusqu'à dimanche, ils participent à des ateliers et des conférences sur l'histoire des épées.

A gauche, Georges Livermore, instructeur donnant un cours à des élèves
A gauche, Georges Livermore, instructeur donnant un cours à des élèves © Radio France - Stéphane Parry

Dijon, France

Ils viennent d'Italie, d'Allemagne, d'Espagne de Suisse ou encore de Singapour. Trois cents adeptes d'arts martiaux historiques européens sont rassemblés depuis ce jeudi dans trois gymnases du campus de Dijon pour participer aux 17e rencontres d'AMHE. "Voilà maintenant seize ans que nous avons créé l'association à Dijon, et en même temps ces rencontres européennes qui nous permettent chaque année de nous retrouver et d'échanger nos pratiques," se réjouit Fabrice Cognot, le président de l'association De Taille et d'Estoc, à l'origine de ces rencontres. "Aujourd'hui notre association compte 160 licenciés, ce qui en fait une des plus importantes en France et même en Europe."

A droite, Mathys, en atelier d'arts martiaux historiques européens  - Radio France
A droite, Mathys, en atelier d'arts martiaux historiques européens © Radio France - Stéphane Parry

Pour les férus d'histoire de cap et d'épée

Les adeptes d'arts martiaux historiques sont d'abord des férus d'histoire de cap et d'épée. "Les arts martiaux historiques, sont des techniques de combats utilisées jusqu'au début de la première guerre mondiale et qui ne sont plus enseignées aujourd'hui", indique Nicolas Dumas, membre de l'association De Taille et d'Estoc. Du haut de ses 23 ans, Hakim Bousseyra, compte déjà six ans d'enseignements d'arts martiaux historiques : "j'ai découvert la discipline un peu par hasard," note le jeune homme. " pour moi c'est une activité intellectuelle au départ. On travaille sur des sources, des livres anciens, sur lesquels on va essayer de comprendre de vieilles techniques de combats. Ça peut demander une bonne condition physique, mais on peut essayer simplement d'être chercheur, sans vouloir faire de la compétition et gagner des médailles." 

Hakim Bousseyra, un des membres de l'association dijonnaise De Taille et D'Estoc  - Radio France
Hakim Bousseyra, un des membres de l'association dijonnaise De Taille et D'Estoc © Radio France - Stéphane Parry

Différend de l'escrime

Dans l'un des gymnases du campus de Dijon, épée à la main, les élèves s'entraînent aux maniements d'armes. Pour les guider, Georges Livermore. Il vient de Brighton en Angleterre. _"Cela n'a rien à voir avec l'escrime. On ne se déplace pas de la même manière. Dans les arts martiaux historiques, on essaye de travailler dans le cercle, d'encercler l'adversaire et de le mettre à terre, de le finir. Le principe, c'est aussi d'être dans la défense."   _Aujourd'hui en France on compte 3000 licenciés en arts martiaux historiques européens. 

Quelques unes des épées utilisées lors des ateliers  - Radio France
Quelques unes des épées utilisées lors des ateliers © Radio France - Stéphane Parry