Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs
Dossier : Retirada, l'exil républicain espagnol

Les anciens Bains-douches du Boulou, nouveau lieu de mémoire de la Retirada

-
Par , France Bleu Roussillon

Le Boulou a commémoré ce samedi les 80 ans de la Retirada : durant l'exil des républicains espagnols, la ville du Vallespir a été un passage obligé pour nombre d'entre eux. Une plaque en leur mémoire a été dévoilée aux anciens Bains Douches de la ville.

Les réfugiés espagnols devaient obligatoirement passer se faire vacciner au Boulou
Les réfugiés espagnols devaient obligatoirement passer se faire vacciner au Boulou © Radio France - Emmanuel Grabey

Le Boulou, France

C'est une page de l'histoire du Boulou enfin commémorée ce samedi matin, à l'occasion des 80 ans de la Retirada : durant l'exil des réfugiés républicains espagnols, la ville du Vallespir a été un passage obligé pour nombre d'entre eux. La cérémonie, accompagnée par le poème chanté Corrandes d'exili, s'est tenue devant un lieu très symbolique, comme en témoigne un cliché du photo-reporter Robert Capa, pris fin janvier 39, et reproduit sur la plaque commémorative. 

Sur cette photo, on voit une petite foule se presser pour entrer dans les Bains-douches, aujourd'hui disparus. "C'est là que les réfugiés espagnols étaient vaccinés", explique la maire du Boulou, Nicole Villard, "avant de pouvoir partir vers là où ils étaient affectés. Ils étaient obligés de passer par Le Boulou, et d'être vaccinés ici, et c'est dans les Bains-douches qu'ils étaient vaccinés".

Des souvenirs douloureux enfin commémorés

Parmi la foule que l'on voit sur la photo, il y avait peut-être les parents de Sarah Lopez, très émue d'assister à la cérémonie au milieu d'autres enfants de réfugiés. "Mon Papa étant dans la médecine, il avait été affecté à l'hôpital de Perpignan", raconte-t-elle. "Là, on a déclaré que c'était un rouge, donc les Allemands l'ont attrapé, il est mort à 27 ans. Quand Maman a su que mon Papa était parti avec les Allemands, elle s'est enfuie. C'est le maire d'Argelès qui l'a amenée à la maternité d'Elne, où je suis née".

Des souvenirs douloureux qu'elle est heureuse de voir enfin commémorés partout en Catalogne nord. "Je n'ai pas connu mon Papa", poursuit-elle, des sanglots dans la voix. "Quand j'en parle, ça m'émeut. Maman n'a jamais voulu me parler de ce qu'elle a vécu, combien elle en a souffert. Elle avait honte. J'ai été battue à l'école par une institutrice parce que je ne parlais pas français".

Comme Sarah Lopez, des milliers d'enfants de réfugiés comptent participer tous ces prochains jours aux différentes cérémonies de commémoration de la Retirada organisées dans les Pyrénées-Orientales.

Choix de la station

France Bleu