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Culture – Loisirs

Une interdiction d'assister aux corridas pour les mineurs passerait mal à Arles

La députée et porte-parole de LREM, Aurore Bergé, dit réfléchir à interdire l'accès aux arènes de corrida pour les plus jeunes. Une annonce qui divise les Arlésiens, partagés entre tradition et protection animale.

L'entrée des arènes d'Arles pourrait être interdites aux mineurs pour les corridas
L'entrée des arènes d'Arles pourrait être interdites aux mineurs pour les corridas © Radio France - Sébastien Cabrita dos Santos

Arles, France

"C'est comme un abattoir, avec des gens qui applaudissent." Réaction à chaud d'une jeune maman, qui habite pourtant depuis toujours à Arles, commune provençale largement associée à la culture tauromachique. Pas question pour elle, avec ou sans interdiction, de laisser son fils assister à une corrida, de peur qu'il "s'habitue au sang et à la barbarie"

Une position que rejoint Dominique Arizmendi, administratrice du collectif arlésien "No Corrida" : "Ce n'est évidemment pas un spectacle pour les enfants. Combien de fois les ai-je vu sortir des arènes en pleurs. Ils ne sont pas habitués à assister au massacre d'un animal sous leurs yeux". 

"J'avais six ans quand j'ai assisté à ma première corrida. J'ai adoré, c'était comme de la danse." - Lili-Capucine, 18 ans. 

Certains Arlésiens ont pourtant foulé les arènes quand ils savaient à peine marcher : "C'était un peu difficile la première fois de voir un taureau saigner, témoigne Lili-Capucine, jeune Arlésienne. Dès la deuxième fois, je me suis habituée et j'ai pu apprécier la performance comme un art." 

Une tradition festive menacée

Bien plus qu'un simple combat et que de la violence gratuite, la corrida est, pour ses défenseurs, un moment de partage et de grâce : "On voit l'entrée, les passes, c'est magnifique, sourit une grand-mère, nostalgique de ce week-end de feria où elle avait emmené ses petits-enfants voir une corrida. C'est tous les "à côtés" qui leur a plu, les peñas d'Arles, la fête... Pas seulement la tauromachie." 

Interdire l'accès des arènes aux enfants, c'est aussi empêcher la culture de continuer à se développer : "La plupart des afficionados vont aux arènes depuis l'enfance", réagit un Arlésien, pourtant bien conscient de la "dure réalité taurine".

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