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Culture – Loisirs DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Les clubs de foot amateurs en manque de subventions

mercredi 29 août 2018 à 22:35 Par Simon Cardona, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) s'est réuni en congrès extraordinaire mercredi 29 aout à Paris. L'objectif : trouver une solution pour financer le sport français. Chaque année, les subventions publiques baissent.

Pour entretenir leurs locaux, de plus en plus de présidents de club se tournent vers le privé, faute de subventions publiques.
Pour entretenir leurs locaux, de plus en plus de présidents de club se tournent vers le privé, faute de subventions publiques. - Kergourlay

Belfort, France

Le sport amateur a besoin de plus de financement public. C'est l'un des constats dressé par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF). Il s'est réuni en congrès extraordinaire mercredi 29 aout à Paris. Et le problème n'est pas pris à la légère. Le manque de subventions publiques touche directement les clubs amateurs de football du Nord Franche-Comté. 

Une enveloppe qui s'amaigrit d'année en année

Quatre jours après la victoire de l'équipe de France de football en Coupe du Monde, Laura Flessel, la ministre des Sports, prend la parole devant le Sénat :

"Ce n'est pas le rôle de l’État de financer durablement les clubs." Cette simple phrase a provoqué un mini séisme dans le football amateur, qui survit grâce aux subventions publiques. Jean Rausher, le président du club de Rougegoutte a une enveloppe de 40 000 euros pour faire vivre son club pendant un an ; six-mille viennent de l’État : "Au fur et à mesure que les années passent, on voit de moins en moins passer l'argent des communes, elles-mêmes sont pénalisées de l’État. Mais les prix augmentent ! On ne demande pas des mille et des cents ! Simplement de ne pas être à la merci des subventions qu'on peut ou pas avoir."

La fusion pour survivre

Pour espérer avoir assez de moyens financiers et humains, certains clubs fusionnent depuis quelques années. Les 2 clubs de Fesches le Châtel et Méziré ont franchi le pas il y a 3 ans. "Séparément, les deux clubs périclitaient, obligatoirement, explique André Villemin, le président de l'As Méziré Fesches le Châtel. Une école de foot c'est une implication annuelle, permanente, d'une dizaine de bénévoles. Pour avoir une école de foot qui tienne la route, il était obligatoire que nous fusionnions."

Obligé de se tourner vers le mécénat privé

Mais parfois la fusion ne suffit pas. Il faut alors se tourner vers le privé. "Les dossiers de subvention sont toujours là, mais on sent que les budgets au bout sont réduits, confirme Jean-Marc Lanneau, président du FC Giro-Lepuix. Les projets mêmes motivés n'ont pas de réponse favorable. Donc moi je me tourne vers le partenariat, le mécénat privé. Dernière bouffée d'oxygène. Mais si l'Etat s'attaque à cette niche fiscale, c'est la mort des clubs assurée."

Tous ces présidents de club regrettent un système à deux vitesses, entre le football amateur local et le football national. Alors que c'est ce genre de petits clubs, que les récents champions du monde Kylian Mbappé ou Benjamin Pavard ont appris à jouer au foot.