Culture – Loisirs

Les commerçants se transforment en boucher pour la Frairie à Limoges

Par Mélanie Barbotin, France Bleu Limousin jeudi 20 octobre 2016 à 8:00

Rue de La Boucherie à Limoges, les commerçants préparent les abats pour la Frairie.
Rue de La Boucherie à Limoges, les commerçants préparent les abats pour la Frairie. © Radio France

Le troisième vendredi d'octobre, l'étroite rue de la Boucherie, se transforme en un marché aux abats, à ciel ouvert. Les commerçants ferment leur boutique et se transforment en boucher. Direction les coulisses de la préparation.

Boudins, civets ou tripes... La Frairie des petits ventres c'est ce vendredi 21 octobre ! Pour la 44e année, rue de la Boucherie, les visiteurs vont se presser par dizaines de milliers. Bijoutier, libraire et coiffeur... le temps d'une journée enfilent le tablier de boucher.

Presque tout est fait par des bouchers professionnels

Question d'hygiène, de temps et de savoir-faire, les commerçants ne préparent pas tout à fait eux-mêmes leurs abats. La plupart se font livrer quelques jours avant, notamment par le dernier boucher de la rue. Dans le local à découpe, Michaël et Corentin coupent, tranchent et cuisinent des tripes, des pieds de porcs et autres abats depuis 15 jours. "On ne se rend pas compte mais c'est énorme tout ce qu'on vend. On a 100 pieds de porcs et 40 kilos de panses d'agneaux", explique Michaël.

On s'arrange entre amis pour les frigos

Chacun s'organise pour assurer l'intendance dans l'arrière-boutique. "J'ai récupéré un frigo à mon beau-père et j'en ramène un autre demain", raconte ce vendeur de jouets qui a commandé 400 boudins. Dans sa réserve, il y a tout le nécessaire : plancha, gants, ustensiles de cuisine, bonbonnes de gaz. C'est sa première Frairie alors il est un peu de stressé.

Le bijoutier prépare des crêpes

Le libraire, plus habitué, prépare ses propres sandwichs au foie gras. Mais il n'y aura pas que des abats. Le bijoutier préfère le sucré. Le temps d'une journée sa boutique va devenir une crêperie. "Je vais tout bâcher pour protéger mon atelier de création. Mais j'avais envie de tout faire moi-même".

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