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Culture – Loisirs

Les invisibles dans le viseur du photoreporter Peter Bauza

jeudi 16 novembre 2017 à 11:11 Par Manuel Houssais, France Bleu Isère

Peter Bauza dévoile la part d'ombre du Brésil en reflétant le quotidien des squatteurs qui occupent le "Copacabana Palace", groupe de 6 immeubles en totale décrépitude. Invité d'honneur du cinquième Mois de la Photo de Grenoble, il nous raconte la genèse de son projet.

Le photo-journaliste allemand Peter Bauza à l'ancien musée de peinture de Grenoble
Le photo-journaliste allemand Peter Bauza à l'ancien musée de peinture de Grenoble © Radio France - Manuel Houssais

Grenoble, France

Peter Bauza est un photographe allemand reconnu à l’échelle internationale. Son travail allie documentaire et narration visuelle. Après avoir obtenu son diplôme en commerce international, il a d’abord travaillé pour une entreprise internationale, lui permettant de développer son langage visuel. Particulièrement attiré par les cultures minoritaires et l’environnement, il explore les thématiques sociales et géopolitiques sous forme de récits de vie. L’intérêt et le respect pour les cultures du monde entier lui ont ouvert bien des opportunités. Depuis 20 ans il habite entre l’Amérique du Sud et l’Europe.

Rencontre avec Peter Bauza invité du mois de la photo de Grenoble

Copacabana Palace

C’est l’histoire d’un quartier de la banlieue de Rio de Janeiro, peuplé par la communauté sem teto, sem terra (sans-abri, sans terre). Ce lieu est ironiquement appelé Jambalaya, Carandiru ou Copacabana Palace en référence à un programme de télévision brésilien, une célèbre prison d’Etat ou à l’hôtel cinq étoile de la plage la plus connue de Rio.

Ces six immeubles délabrés sont devenus un refuge empli d’espoir pour quelques 300 familles sans abris. Aujourd’hui, les bâtiments sont délabrés et menacent de s’effondrer. Les services de base comme l’eau et l’électricité manquent. Le taux d’humidité est très élevé. Les eaux usées stagnantes favorisent l’apparition de maladies telles que la dengue, la méningite, la gastro-entérite et les infections dermatologiques. Dans certains bâtiments, des étages entiers se sont écroulés, laissant place à des trous béants.

Entre 2015 et 2016, Peter Bauza a passé sept mois dans ce qui est tout à la fois « le Paradis et l’Enfer, la folie et la passion ». Bien accueilli par la communauté, il a pu s’y immerger en capturant des instantanés de vie intime, d’amour, de spiritualité. Leurs moments quotidiens de joie et de chagrin, leurs besoins et illusions, tout en mettant en valeur la beauté et la force d’une communauté qui a émergé de ces circonstances précaires.

Peter Bauza et Manuel Houssais à l'ancien musée de peinture de Grenoble - Radio France
Peter Bauza et Manuel Houssais à l'ancien musée de peinture de Grenoble © Radio France - Manuel Houssais

Le mois de la photo de Grenoble organisé par la Maison de l'Image se déroule jusqu'au 26 novembre 2017.