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Les manuscrits des XVIème et XVIIème siècles ont finalement résisté à l'inondation des archives municipales de Tours

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Par , France Bleu Touraine
Indre-et-Loire, France

L'inondation du centre de stockage des archives municipales n'aura pas noyé les plus précieux témoignages de l'histoire de la ville de Tours. Les manuscrits les plus anciens ont tous été sauvés. Ils restent tous lisibles, même si certains conserveront toujours des traces d'humidités.

Il a fallu introduire un buvard entre toutes les pages des registres historiques pour les sécher. Comptez quatre heures de travail pour un livre de 400 pages.
Il a fallu introduire un buvard entre toutes les pages des registres historiques pour les sécher. Comptez quatre heures de travail pour un livre de 400 pages. © Radio France - Boris Compain

Bonne nouvelle pour les amoureux du patrimoine historique tourangeau : les registres manuscrits des XVIème et XVIIème siècles victimes d'une inondation, la semaine dernière, dans le bâtiment où sont stockées les archives municipales de Tours, ont pu être sauvés des eaux.

28 registres datant d'avant la Révolution ont été en partie immergés après une rupture de canalisation dans le bâtiment situé au bout du boulevard Béranger, dans la nuit du 22 au 23 mai. Finalement, grâce à la mobilisation rapide du personnel des archives et de quelques volontaires, aucun manuscrit irremplaçable n'a été perdu.

Les buvards, intercalés entre chaque page, doublent l'épaisseur des registres. Beaucoup de reliures n'ont pas résisté.
Les buvards, intercalés entre chaque page, doublent l'épaisseur des registres. Beaucoup de reliures n'ont pas résisté. © Radio France - Boris Compain

Jusqu'à quatre heures de travail pour inclure des buvards dans ces registres manuscrits de plusieurs centaines de pages

Vous connaissez le dicton "faire et défaire, c'est toujours travailler". Et bien, dans ce qui a été surnommé "l'atelier séchage", au 2ème étage des archives municipales de Tours, on n'a pas arrêté, depuis mercredi dernier. Il y a eu jusqu'à 15 personnes en même temps.

Il a d'abord fallu mettre entre chaque page un bout de buvard, pour éviter qu'elles ne collent entre elles. Rapidement, on a manqué de buvard : il a donc fallu aller en chercher un millier de feuilles à l'atelier de restauration de la Bibliothèque Nationale de France, à Sablé-sur-Sarthe. Après les avoir découpées au bon format, les buvards ont été placés entre les pages.

Les reliures ont craqué, mais les documents uniques qu'elles protégeaient sont sauvés

Maintenant, il faut enlever ces buvards, et les remplacer par d'autres, bien secs, si le livre est encore humide. L'opération peut durer quatre heures sur un registre de 400 pages. Certaines pages gardent une trace d'humidité, sur un bon tiers de leur hauteur, mais tout reste lisible. C'était essentiel, sur ces registres irremplaçables.

Les reliures du XIXème siècle qui protégeaient les manuscrits n'ont pas résisté. Elles seront restaurées dans quelques temps
Les reliures du XIXème siècle qui protégeaient les manuscrits n'ont pas résisté. Elles seront restaurées dans quelques temps © Radio France - Boris Compain

En revanche, quand on met des centaines de pages de buvard entre les pages d'un livre, il devient beaucoup plus épais. La plupart du temps, la reliure n'a pas résisté, mais pour Jean Luc Porhel, le conservateur des archives municipales, l'essentiel est préservé...

"La plupart des reliures a cédé, mais ce sont des reliures moins anciennes que les documents manuscrits qu'elles protégeaient. Elles datent du XIXème siècle, alors que les manuscrits datent des XVIème et XVIIème siècles. Les reliures seront restaurées plus tard. Le plus important, c'était de sauver les manuscrits. Tout reste lisible. C'est un grand soulagement, l'essentiel est sauvé". Jean-Luc Porhel, le conservateur des archives municipales de Tours.

En attendant, le remplacement des buvards humides pourraient durer encore plusieurs jours, le temps que tous les livres soient bien secs...

Les documents moins anciens et moins précieux ont été disposés devant un puissant ventilateur pour les faire sécher
Les documents moins anciens et moins précieux ont été disposés devant un puissant ventilateur pour les faire sécher © Radio France - Boris Compain
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