Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Culture – Loisirs

Les reliques sont revenues à Saint Gilles

-
Par , France Bleu Gard Lozère

A l’occasion du 900e anniversaire de l’abbatiale, les reliques de Saint Gilles sont revenues chez elles, après avoir passé cinq siècles à Toulouse. Un événement célébré par toute la commune et par de nombreux ordres et confréries religieuses.

Les reliques de Saint Gilles
Les reliques de Saint Gilles - Lisa Melia

Saint-Gilles, France

Ils étaient des centaines et la grande place de la République de Saint Gilles semblait soudain étroite. Des pénitents en habit blanc, des pèlerins, des Saint Gillois, de simples curieux, des chevaliers de l’ordre de Malte, des confréries venues de toute la France, mais surtout de la Camargue, pour assister au retour des reliques de Saint Gilles, après 500 ans d’absence. « Enfin, souffle Marinette, 90 ans. Ma famille vit ici depuis des générations et nous attendions ce retour. »

Des retrouvailles rendues possibles, entre autres, par Bernard Poujol. Président du comité des orgues du presbytère, il a travaillé avec Michel Durand Roger, le président de la société d’archéologie de Saint Gilles. « Les anniversaires comme les centenaires, logiquement, nous n’en connaîtront pas d’autres, sourit Bernard Poujol.

Nous avons donc décidé d’essayer de faire revenir Saint Gilles, pour célébrer les 900 ans de l’abbatiale comme il se doit. » Ils s’adressent donc à Saint Sernin, à Toulouse, qui détient les reliques depuis déjà 500 ans. A l’époque, le saint a acquis une telle notoriété que le Comte de Toulouse s’inquiète de la sécurité des reliques. Il décide de transférer une grande partie des restes de Saint Gilles à la Basilique Saint Sernin.

Bernard Poujol, à l'origine du retour des reliques

Saint Gilles, lieu de pèlerinage

Les deux hommes ainsi que la mairie ont donc prévu une journée d’exception pour accueillir leur saint. Après un passage à la fontaine où est née la légende de l’ermite devenu saint, les reliques ont été transportées sur le canal du Rhône, accompagnée par la Reine d’Arles, la fanfare de la base de Garon et des Manadiers à chevaux, qui ont fait une haie d’honneur sur les berges. De retour sur la terre ferme, une longue procession a emmené les reliques depuis les quais jusqu’à l’abbatiale.

Dans le cortège, Charlie suit de près le reliquaire. Saint Gillois, il est rentré le soir précédent d’un pèlerinage autour de la Camargue. « Il fut un temps où Saint Gilles était le quatrième lieu de pèlerinage du monde chrétien, après Jérusalem, Rome et Saint-Jacques-de-Compostelle, raconte-t-il. Aujourd’hui, l’abbatiale a perdu cette notoriété. »

Les membres de la confrérie Jacquaire - Aucun(e)
Les membres de la confrérie Jacquaire - Lisa Melia

Le retour des reliques marquera peut-être aussi le retour du faste à Saint Gilles, espère Lionel Rodriguez, de la confrérie Jacquaire, dont plusieurs membres sont venus spécialement de la région narbonnaise et biterroise pour l’occasion. Quand les restes de Saint Gilles ont quitté l’abbatiale, la ville, qui était alors l’un des centres de la chrétienté médiévale, a périclité.

« Cette journée a une dimension culturelle, car Saint Gilles est inscrit au patrimoine mondiale de l’humanité comme étape à Saint-Jacques-de-Compostelle, estime Lionel Rodriguez. Elle a une dimension spirituelle, bien sûr, mais elle a aussi une dimension sociale, c’est l’occasion de rappeler l’importance des ordres et des confréries au Moyen Âge et ce qu’ils apportaient aux gens. »

Saint Gilles n’est cependant pas définitivement revenu chez lui. Saint Sernin a spontanément offert à la ville une partie des reliques. L’autre partie est seulement prêtée et repartira à Toulouse. Leur retour marque toutefois le début d’une année d’évènements, de conférences et de manifestations pour célébrer les 900 ans de l’abbatiale. 2016 sera aussi le début d’un programme de restauration du site qui durera plus de cinq ans.

Choix de la station

France Bleu