Culture – Loisirs

Limoges est prête pour sa Frairie des petits ventres

Par Léo Tescher, France Bleu Limousin jeudi 19 octobre 2017 à 20:10

Chez Tripes & Cie, Josette Johan et toute l'équipe cuisinent depuis plusieurs jours les petits ventres et autres spécialité de la frairie.
Chez Tripes & Cie, Josette Johan et toute l'équipe cuisinent depuis plusieurs jours les petits ventres et autres spécialité de la frairie. © Radio France - Léo Tescher

Dès 4h du matin ce vendredi, les premiers commerçants de la rue de la Boucherie termineront d'installer leurs étales pour pouvoir servir les amateurs de tripes les plus matinaux. La Frairie des petits ventres va durer toute la journée.

Depuis le début de la semaine, le quartier de la Boucherie enchaîne les journées marathon. Il faut cuisiner les andouillettes, les amourettes, les nez d'amour, boudins à la châtaigne et autres petits ventres pour 40.000 visiteurs ! Le bal des camions et chariots ne finira que ce vendredi matin pour laisser place aux amateurs de tripailles.

On va se lever à 3h30 pour ne terminer qu'à 1h00 la nuit suivante. C'est sûr que c'est une longue journée et qu'elle physique mais c'est là qu'on donne une grande image de notre boucherie. Nos clients vendredi seront nos clients pour toute l'année". Corentin, de la boucherie François Brun

Les origines du quartier à la carte

Dans la dernière ligne droite, François Brun essuie quelques gouttes de sueur sur son front. "C'est normal, il faut bien qu'on travaille" rit-il. Ses frigos sont remplis des spécialités qu'il a cuisiné toute la semaine : "j'ai fais du boudin, des andouillettes, du pâté à l'ancienne, du civet de pied de cochon, du civet de joue de cochon, des tranches de tête de veau, des petits jarrets, du pâté de tête, des grillons..." et sa spécialité : le nez d'amour.

C'est du groin de cochon farci avec un hachis de langue, de tête de cochon, de carottes et de poireaux"

Les fameux petits ventres

Cette journée est la plus importante de l'année pour la boutique Tripes et Cie, au grand dam d'ailleurs de Josette Johan qui se demande "pourquoi les gens qu'on voit à la frairie ne viennent pas le reste de l'année". Pour ne pas manquer le rendez-vous, son laboratoire de cuisine est en ébullition rue Haute-Vienne. Des centaines de petits ventres, qui ont donné leur nom à la frairie, ont été cuisinés ces derniers jours. "Ce sont des panses d'agneau farcies des pieds de l'animal", explique Josette. "on y ajoute du sel, du poivre, et du persil. Puis on fait cuire dans un court-bouillon avant de les servir avec une vinaigrette".

Tout un quartier qui se sort les tripes

Toute la rue de la Boucherie participe à la Frairie. Même les boutiques qui font toute autre chose le reste de l'année. Alors qu'elle décharge des cartons plein de cœur de canards, Valérie de la boutique de décoration Bazar Marguerite s'explique : "c'est notre Noël à nous ! On se rassemble tous autour de cet événement, c'est très sympa ! Et puis évidemment, 40.000 personnes dans notre rue, c'est bon pour le commerce !" Pour protéger ses articles des odeurs, Valérie a vidé sa boutique, ce vendredi matin, elle sortira elle aussi sa plancha pour vendre des andouillettes.

Reportage sur les préparatifs de la Frairie des petits ventres à Limoges.