Culture – Loisirs

Littérature : le Génolhacois Jean-Pierre Milovanoff sort son dernier ouvrage

Par Pierre Chambaud, France Bleu Gard Lozère lundi 19 octobre 2015 à 12:54

Jean-Pierre Milovanoff, en dédicace à Nîmes.
Jean-Pierre Milovanoff, en dédicace à Nîmes. © Radio France - Pierre Chambaud

Malgré son patronyme russe, Jean-Pierre Milovanoff est tout ce qu'il y a de plus gardois. L'écrivain récompensé du Goncourt des Lycéens en 1997 raconte dans "Le mariage de Pavel" l'histoire de son père, Russe fuyant la révolution en 1915 et devenu ingénieur dans les Cévennes.

"Je suis cévenol par hasard. Je me sens plutôt du triangle magique, Le Grau du Roi-Camargue-Arles". Jean Pierre Milovanoff habite à Génolhac mais il est né à Nîmes en 1940, d'un père russe émigré dans le Gard vingt ans plus tôt. 

C'est justement l'histoire de ce père, ingénieur des mines taiseux et pudique, qu'il raconte dans son dernier livre, Le mariage de Pavel, un ouvrage très personnel paru chez Grasset le 7 octobre.

Jean-Pierre Milovanoff est de ces écrivains qui comptent, plusieurs fois récompensé pour "La splendeur d'Antonia" (prix France Culture en 1996) ou "Le maître des Paons" (prix Goncourt des Lycéens en 1997). 

Si vous ne le connaissez pas, Vincent Teissier, libraire à Nîmes, vous le raconte.

Vincent Teissier, de la librairie Teissier à Nîmes

Vincent Teissier a justement accueilli Jean-Pierre Milovanoff, vendredi, pour une séance de dédicace. Et l'auteur continue à faire recette : "C'est l'un des auteurs nîmois qui compte sur le plan national, explique le libraire. II a un petit fan club." Parmi eux, Monique:

Le reportage de Pierre Chambaud à la librairie Teissier

De ce livre très personnel, Jean-Pierre Milovanoff explique qu'il a "l'orgueil de penser qu'il aurait plu à son père", décédé en 1967. 

Habitué des récompenses, même s'il n'en a plus gagné depuis le début des années 2000, l'auteur n'en attend pas particulièrement pour ce dernier: "C'est vrai qu'on écrit pour être aimé, mais là, je suis déjà plongé dans mon prochain ouvrage. Je ne m'en occupe plus, sauf pour rencontrer les lecteurs."

Dommage, explique malicieusement Vincent Teissier: "Il a retrouvé dans ce livre une flamme, une écriture, qui était peut-être un peu moins présente dans ses derniers bouquins."