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PHOTOS - Les acteurs de la culture réunis à Auxerre

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Auxerre

Près de 200 personnes, dont des responsables des salles de spectacles et des artistes venus de tout le département, se sont mobilisées ce jeudi matin pour la reprise des activités culturelles et artistiques.

Près de 200 personnes ont manifesté à Auxerre pour défendre la culture vivante.
Près de 200 personnes ont manifesté à Auxerre pour défendre la culture vivante. © Radio France - Thierry Boulant

Le monde des arts et de la culture est à bout. C'est en substance le message lancé ce jeudi matin 200 manifestants, rassemblés devant le théâtre d'Auxerre. 

Ils sont spectateurs, artistes ou responsables de lieux culturels et ils venus de tout le département pour dénoncer la fermeture totale des lieux de cultures depuis quatre mois, après une saison 2020 en dents de scie. 

Dans le cortège : des artistes, des spectateurs et des responsables de lieux culturels de tout le département.
Dans le cortège : des artistes, des spectateurs et des responsables de lieux culturels de tout le département. © Radio France - Thierry Boulant

Dans le cortège, Pierre Kechkéguian, le directeur du théâtre d'Auxerre, se désespère d'accueillir à nouveau le public et de présenter des œuvres : "mon métier, c'est programmateur de spectacle, mais en ce moment, on m'appelle le dé-programmateur, c'est vous dire."

Il n'y a pas d'artistes sans spectateurs (Pierre Kechkéguian, Théâtre d'Auxerre)

Et même si les salles reçoivent des aides financières de l'Etat, ces professionnels ne peuvent s'en satisfaire : "l'argent est important, on ne va pas le nier, mais nous ne faisons pas ces métiers pour l'argent. Nous le faisons car nous sommes des passionnés et que pour nous, la parole artistique est très importante dans le quotidien de tout citoyen. Nous enlever la capacité d’accueillir le public dans nos lieux c'est nous priver de notre ADN. Il n'y a pas d'artistes sans spectateurs", poursuit le directeur du théâtre d'Auxerre.

Les indemnités ne nous permettent pas de vivre, on survit (Sébastien Ladruze, magicien)

Aujourd'hui les aides que reçoivent les artistes les maintiennent tout juste sous perfusion selon Sébastien Ladruze, un magicien de 41 ans qui habite Branches, à côté d'Auxerre: "les indemnités compensatoires ne nous permettent pas de vivre, on survit. Je suis un papa, j'ai une petite fille, et une fois tout payé, il me reste 250 euros pour vivre. Alors je pioche dans mes économies", explique ce professionnel, qui vit de sa passion depuis 21 ans. "D'un seul coup, le couperet est tombé : plus de spectacles, plus de travail. On ne peut qu'attendre et ça devient usant. On ne demande qu'à travailler mais tout est fermé. On est dans une psychose médiatique, tout le monde à peur. Et je ne comprends pas : l'artiste est sur scène, il est loin. On garde nos distances, on met des masques. On l'a déjà fait et il n'y a jamais eu aucun cluster. On ne comprends pas".

Des artistes mais également de nombreux bénévoles ont participé au rassemblement.
Des artistes mais également de nombreux bénévoles ont participé au rassemblement. © Radio France - Thierry Boulant

Même état d'esprit chez Antoine Linguinou de la troupe jovinienne "Par Ici la compagnie". "Les aides de les compagnies reçoivent ne sont pas du tout à la hauteur des chiffres d'affaires qu'elles pouvaient avoir auparavant. Et on ne sait pas jusqu'à quand elles vont être prolongées... bref, on ne sait rien", déplore le comédien et metteur en scène. "Et il y a des gens qui sont dans des situations très compliquées, par exemple avoir un congé maternité, c'est une grosse galère".

Les acteurs du secteur culturel demandent des précisions et surtout de la visibilité. "Il nous faut maintenant une date pour pouvoir commencer à réfléchir, à travailler avec les autorités sanitaires, afin de rouvrir les salles, de présenter la culture vivante aux spectateurs", conclut Pierre Kechkéguian. Une pétition pour la réouverture de toutes les salles de spectacles sera remise au Président de la république et à la ministre de la culture le 15 mars.

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